Des solutions concrètes pour réduire la grande exclusion sociale
En France, le problème des personnes sans domicile fixe n’a pas encore été conclu. Mais les solutions commencent à devenir intéressantes depuis l’intervention des groupements d’intérêt public. Ces derniers sont très motivés et veulent à tout prix résoudre l’affaire en entrant en contact direct avec les citoyens les plus démunis.
Les actions de lutte contre la grande exclusion
On a souvent tendance à confondre grande exclusion et pauvreté ordinaire, alors qu’il existe des différences nettes, maintes fois relevées par les spécialistes et relayées par des journalistes qui se sont penchés sur le sujet. En juin 2014, un plan d’action ambitieux a vu le jour en France : il s’agissait de favoriser la sortie de la rue par l’insertion durable, en misant sur l’emploi, l’accès à un hébergement digne et un accompagnement social adapté. L’année suivante, la mobilisation s’est amplifiée : la mairie de Paris a pris le sujet à bras-le-corps, engageant la ville dans un pacte parisien dédié à la lutte contre la grande exclusion.
Pour agir, les principaux acteurs se sont concentrés sur trois axes indissociables, chacun jouant un rôle clé dans l’accompagnement vers la réinsertion :
- Prévenir l’exclusion avant qu’elle ne s’installe, notamment en repérant et en soutenant les personnes en situation de fragilité sociale.
- Intervenir rapidement et efficacement auprès des personnes déjà touchées, afin de leur offrir des solutions concrètes et immédiates.
- Faciliter l’insertion durable, en garantissant l’accès aux droits fondamentaux, à l’emploi et à un logement stable.
Toute démarche d’accompagnement vers l’autonomie passe par la reconnaissance et la garantie des droits de chacun. Les dispositifs d’insertion doivent donc s’articuler autour de cette exigence, sous peine de voir les efforts s’épuiser dans le vide.
Faire un legs : un bon moyen pour aider les plus démunis
Le legs s’impose aujourd’hui comme une démarche concrète pour soutenir les personnes en situation d’exclusion. Il s’agit, sur le plan juridique, d’une disposition prise dans un testament, permettant à une personne de transmettre tout ou partie de son patrimoine à un proche, à une association ou à un organisme désigné. Selon la volonté du testateur, le legs peut être universel, l’ensemble des biens, une fois la part réservée aux héritiers légaux déduite, ou particulier, ciblant alors un bien précis : somme d’argent, appartement, œuvre d’art, etc.
Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la marche à suivre pour faire un legs. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la procédure n’a rien d’inaccessible. Il s’agit simplement d’exprimer par écrit sa volonté de transmettre, en désignant clairement la ou les personnes bénéficiaires, qu’il s’agisse d’un individu, d’une organisation ou d’une association œuvrant pour la solidarité. Mais attention : rédiger un testament requiert précision et vigilance, car les pièges sont fréquents et les formulations parfois lourdes de conséquences.
Concrètement, choisir de faire un legs à une association engagée contre l’exclusion, c’est offrir une chance supplémentaire à ceux qui vivent en marge, c’est permettre à des initiatives de terrain de voir le jour, de se renforcer, d’aller plus loin. Chaque geste compte, chaque volonté exprimée pèse dans la balance. Les effets de ce type de solidarité, s’ils ne se voient pas toujours immédiatement, transforment durablement des trajectoires humaines.
Face à l’ampleur du défi, aucune piste ne doit être négligée. La mobilisation collective s’invente parfois dans la discrétion d’un legs, dans la persévérance des travailleurs sociaux ou dans la détermination de celles et ceux qui décident d’agir. La grande exclusion n’est pas une fatalité : chaque choix, chaque acte, même discret, dessine déjà un autre horizon.