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Bien choisir sa peinture grâce aux règles du marquage au sol

Un marquage au sol mal pensé peut transformer une route en piège ou un entrepôt en labyrinthe hasardeux. Les lignes blanches, jaunes ou rouges qui structurent nos déplacements ne relèvent pas du simple décor : elles sont l’ossature d’une sécurité partagée, qu’il s’agisse de la voie publique ou de l’organisation interne d’une entreprise. Mais derrière ces tracés, tout un système de normes et de codes s’impose. Pour qui doit manier le rouleau ou faire appliquer une signalisation, mieux vaut savoir sur quel terrain réglementaire il pose les pieds.

Le marquage au sol sur la route : règles et pratiques

Tracer une ligne sur la chaussée ne tient pas du bricolage. Le Code de la route impose sa cadence : chaque motif, chaque couleur, chaque dimension répond à des critères précis définis dans les textes. Le moindre passage piéton, la ligne de rive ou zébra, tout est écrit noir sur blanc, impossible d’y couper, sauf à brouiller la sécurité collective.

Quand vient le moment de choisir sa peinture, la question du temporaire ou du permanent s’invite tout de suite. Rien de pire qu’un marquage effacé trop tôt, ou qui pose problème sous la pluie. Pour comparer ce qui existe et sélectionner le produit adapté à chaque environnement, un détour par Seton permet d’y voir clair, tant sur les gammes que sur les usages.

Impossible de mélanger les couleurs au hasard : le nuancier RAL fixe la palette à respecter, et chaque tonalité a une signification. Parmi les codes les plus courants, on repère :

  • Blanc (RAL 9016) : utilisé pour les marquages pérennes et les symboles lisibles au sol.
  • Rouge (RAL 3020) : à associer à l’interdiction, au danger immédiat.
  • Jaune (RAL 1023) : réservé aux zones en travaux, aux espaces où la vigilance temporaire s’impose.
  • Bleu (RAL 5017) : indique, entre autres, les stationnements réservés aux personnes à mobilité réduite.

Cette discipline chromatique se retrouve aussi sur la signalisation verticale. Un panneau mal coloré, et tout le dispositif s’effondre : confusion, mauvaise interprétation, accident. Sur la route, même la nuance a des incidences concrètes.

Le matériau du marquage ne laisse pas la place à l’approximation non plus. Selon le contexte, parking, quai, axes de circulation, on privilégie peinture, thermoplastique ou résine à froid, pour que les marquages restent nets et leur visibilité optimale dans la durée. Un sol mal entretenu, des lignes qui s’effacent, et c’est la fluidité des déplacements qui part en vrille.

Les règles du marquage au sol en entreprise

En entreprise, ces lignes et repères structurent autant qu’elles protègent. L’Arrêté du 4 novembre 1993 impose aux employeurs de délimiter, indiquer, prévenir. Le moindre quai de chargement ou espace partagé doit répondre à une logique de sécurité, alignée sur la réglementation.

La signalétique interne, elle aussi, doit respecter une codification stricte. Pour mieux comprendre comment se répartit l’usage des couleurs dans les espaces professionnels :

  • Blanc (RAL 9016) : pour les allées de circulation, repères, et les zones « neutres ».
  • Jaune (RAL 1023) : signale les points de vigilance ou zones nécessitant une attention accrue.
  • Rouge (RAL 3020) : interdit clairement le passage ou matérialise une zone interdite.
  • Orange (RAL 2009) : désigne le stockage de substances dangereuses ou chimiques.

La réglementation ne s’arrête pas à la première couche de peinture : elle s’accompagne de vérifications récurrentes sur site. Si la signalisation s’efface ou perd en lisibilité, on risque injonctions, avertissements, voire sanctions. Pour ceux qui veulent aller plus loin et anticiper les contrôles, il suffit de consulter plus d’informations ici pour faire le point sur les attentes en vigueur.

Tracer un simple trait au sol revient finalement à structurer le mouvement et la sécurité de centaines de personnes. Quand la norme évolue, quand de nouvelles règles s’imposent, tout le monde doit se réadapter. Demain, un coup de rouleau pourrait bien bousculer nos repères et notre façon, collective, de comprendre l’espace partagé.