Acheter de l’or facilement : conseils et étapes clés
Depuis les temps anciens, l’or est un symbole de richesse reconnue par de nombreuses civilisations. Pour l’investisseur canadien en 2020, l’or peut diversifier son portefeuille, se protéger contre l’inflation et rendre son portefeuille plus résistant aux crises du marché. Pour les investisseurs, il existe quatre façons principales d’investir dans l’or : investir dans de l’or physique, investir dans des actions de sociétés aurifère, investir dans des FNB or ou à terme sur l’or.
Investir dans l’or physique
Rien de plus direct que d’acquérir de l’or physique pour matérialiser son investissement. Au Canada, il suffit de pousser la porte d’une grande banque ou de commander en ligne à la Monnaie royale canadienne pour accéder à des lingots ou à des pièces frappées du sceau officiel. L’accès à l’or physique commence autour de 200 $, comme la pièce de 1/20 oz (177 $). Mais attention, chaque institution impose des plafonds : chez TD, les non-clients sont limités à 2 999,99 $ par jour, les clients à 9 999,99 $. Les prix aussi varient selon votre statut : un lingot de 1 oz coûte 2 797,07 $ pour un client TD, contre 2 880,98 $ si vous n’êtes pas client.
Pour la livraison, deux options : chez vous ou en succursale, sous trois à cinq jours. Certaines banques acceptent l’achat par téléphone ou en ligne. À prévoir : des frais de livraison, généralement calculés à l’once transportée.
Un exemple ? Si vous commandez un lingot de 1 oz à la Banque CIBC, il faut créer un compte en ligne, régler 2 795 $ et choisir entre une livraison à domicile ou en succursale. La réception s’effectue sous trois jours ouvrables, avec deux pièces d’identité à présenter au livreur.
Mais acheter de l’or physique, c’est aussi se confronter à deux enjeux. D’abord, le stockage : difficile d’envisager de stocker plusieurs kilos d’or sous ses oreillers. Les coffres de banque, comme chez RBC, offrent une alternative de 50 $ à 500 $ par an selon la taille.
Ensuite, la revente. Revendre un lingot d’un kilo ne se fait pas d’un clic. Les grandes banques disposent de centres régionaux de rachat. Chez CIBC, par exemple, il faut se rendre en agence, remplir un formulaire, présenter le reçu d’achat et garantir l’état impeccable du lingot.
Investir dans l’or physique… sans prendre livraison
Pour ceux qui ne souhaitent pas gérer l’entreposage, deux options se présentent. D’abord, les certificats de métaux précieux, proposés par les banques. L’achat se solde par la réception d’un certificat électronique, qui peut ensuite être revendu sur la base du prix de l’or du jour.
Autre solution : les reçus de transactions boursières (ETR), qui confèrent un droit de propriété sur une quantité précise d’or gardée par la Monnaie royale canadienne. À la différence d’un fonds négocié en bourse, ici, chaque titre correspond à une portion réelle d’or. Il est même possible, si besoin, de demander la livraison physique de l’or sous-jacent ou de revendre le titre si l’on préfère récupérer la valeur en argent.
Ces reçus, négociés à la Bourse de Toronto sous la désignation « réserves d’or CDN de la Monnaie royale canadienne » (symbole MNT), s’achètent via un compte de courtage en ligne ou par l’entremise d’un conseiller en placement.
Investir dans les actions des sociétés aurifères
Autre voie : miser sur la performance des sociétés aurifères par l’achat d’actions via un courtier en ligne canadien. La logique est simple : le cours de ces sociétés suit de près l’évolution du prix de l’or, leur chiffre d’affaires dépendant directement de la valeur du métal. À la différence d’un lingot, ces entreprises distribuent souvent des dividendes à leurs actionnaires.
On distingue deux grands types de sociétés aurifères : les minières et les sociétés de redevances. Les sociétés de redevances financent la construction de nouvelles mines dès qu’un gisement est découvert, puis perçoivent un pourcentage de l’or extrait ou achètent du métal à prix préférentiel. Leur modèle les expose à moins de risques opérationnels et leur permet de diversifier leur portefeuille en finançant plusieurs projets. Parmi les références du secteur figurent Franco-Nevada (Toronto) et Wheaton Precious Metals (Vancouver), toutes deux jouissant d’une forte capitalisation boursière.
Côté sociétés minières, elles gèrent directement l’extraction et la vente de l’or. Le Canada compte de nombreux champions dans ce secteur, tels que Barrick Gold, Eldorado Gold Corporation, SSR Mining, Alamos Gold ou Agnico Eagle. Ces entreprises peuvent générer des rendements supérieurs, car elles contrôlent toute la chaîne : exploration, exploitation, commercialisation. Mais leur valeur boursière dépend aussi de nombreux autres facteurs que le simple prix de l’or : résultats financiers, coûts de production, conjoncture internationale…
Comparer ces sociétés suppose de regarder au-delà du dividende. Les ratios financiers classiques (cours/bénéfice, prix/valeur comptable, prix/ventes) donnent le pouls de leur rentabilité. À surveiller également : le coût d’extraction par once ou kilogramme, qui permet d’évaluer la compétitivité face à la concurrence et la résilience en cas de baisse de l’or. Si le coût de revient dépasse le prix du marché, la situation devient délicate pour l’entreprise, et le risque pour l’investisseur grimpe d’un cran.
Investir dans des FNB Or
Pour ceux qui préfèrent la souplesse, les fonds négociés en bourse (FNB) liés à l’or offrent deux grandes approches. D’un côté, des FNB qui répliquent le prix du métal, à l’image du SPDR Gold Trust, iShares Gold Trust ou Granite Shares Gold Trust : ces produits américains détiennent d’immenses réserves d’or physique. Les investisseurs soucieux d’éviter le risque de change peuvent se tourner vers le FNB iShares Gold Bullion (CAD hedged), conçu pour répliquer la performance de l’or sans se soucier des variations du dollar américain contre le huard.
De l’autre côté, certains FNB investissent dans des sociétés minières aurifères. Cette stratégie permet de profiter de la remontée du prix du métal tout en recevant potentiellement des dividendes issus des opérations minières. Le FNB canadien iShares S&P/TSX Global Gold Index donne accès aux principales sociétés minières mondiales. Les amateurs de sociétés de redevances préféreront le FNB Horizons Producteurs d’or à revenu amélioré. Pour ceux qui visent le rendement en acceptant plus de volatilité, des FNB spécialisés dans l’exploitation minière junior, comme le BMO Junior Gold, sont disponibles.
Investir dans des contrats à terme sur l’or
Les investisseurs aguerris peuvent se tourner vers les contrats à terme, accessibles après ouverture d’un compte de marge chez un courtier en ligne. Ces contrats engagent à acheter ou vendre une quantité d’or à un prix fixé, à une date déterminée (l’échéance). Typiquement, un contrat standard porte sur 100 oz d’or, avec des échéances courtes de un à trois mois. Si à l’échéance, le prix de l’or a monté, il est possible de revendre le contrat avant la date finale et d’empocher la différence. Attention, à défaut de revente, il faudra prendre livraison de l’or physique à maturité, ce qui n’est pas anodin.
Tous les chemins mènent… aux lingots d’or
Qu’on préfère le métal en main, la simplicité des certificats, la dynamique des marchés boursiers ou le levier des contrats à terme, l’or propose plusieurs routes à explorer. Les adeptes du concret opteront pour les pièces, lingotins ou lingots. Ceux qui visent plus de flexibilité peuvent choisir les certificats de métaux précieux offerts par les grandes banques canadiennes. Pour les investisseurs à l’aise avec la volatilité, actions, FNB ou produits dérivés multiplient les possibilités.
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