Visiter Pula en Croatie : conseils et incontournables à ne pas manquer
Voulez-vous bientôt visiter la Croatie et penser à Pula comme votre destination ?
Vous voulez savoir quoi faire et voir à Pula, quels sont les endroits à visiter, où sont les plus belles plages , où manger et boire ? Dans cet article, je partage mes impressions et vous donne tous mes conseils pour visiter cette petite ville d’Istrie, l’une des régions les plus charmantes de la Croatie.
Infos pratiques :
Pour rejoindre Pula sans se ruiner, des vols à prix mini sont disponibles sur ce site, mais uniquement entre mars et octobre. En dehors de cette période, il faut passer par Zagreb et poursuivre en bus, ce qui complique un peu les choses. De toute façon, en dehors de la saison touristique, Pula perd de sa superbe : la ville tourne au ralenti.
Pour le logement à Pula, retrouvez la sélection des meilleurs hôtels de la ville sur cette page.
Pour vous repérer dans ce guide, voici les grandes étapes abordées ci-dessous :
- 1 Quand venir visiter Pula ?
- 1.1 > À quoi ressemble le climat à Pula
- 2 Où se baigner à Pula et aux alentours :
- 2.1 > Gortanova uvala et Zelenika uvala, les criques de Pula
- 2.2 > La plage de Stinjan : sable rare
- 2.3 > La plage de Lijon, près de Banjole
- 3 Que faire à Pula hors plage :
- 3.1 > L’amphithéâtre de Pula
- 3.2 > Le Forum
- 3.3 > Le Temple d’Auguste
- 3.4 > La Porte d’Or
- 3.5 > La Forteresse
- 3.6 > L’église Saint-Franje
- 4 Que voir et faire autour de Pula
- 4.1 > Parc naturel de Kamenjak
- 4.2 > Parc national des îles Brijuni
- 4.3 > Visiter Rovinj, bijou d’Istrie
- 4.4 > Petits villages à l’intérieur des terres
- 4.5 > Excursion à Venise
- 5 Conseils pratiques pour se loger et se restaurer
- 5.1 > Hébergement à Pula
- 5.2 > Accès à Pula
- 5.3 > Où manger
- 5.4 > Où trouver une carte de Pula
- 6 Mon ressenti sur Pula, Croatie
- 7 Questions fréquentes sur Pula ou la Croatie
Quand visiter Pula ?

Pula, petite capitale de l’Istrie, se situe sur la côte ouest de la Croatie, à trois heures de route de Zagreb.
Mon passage hors saison m’a confronté à une ville presque vide, avec une ambiance un peu fantomatique. À la différence de Zadar ou Split, où la vie locale continue même loin des touristes, Pula se vide complètement dès que l’été s’achève. Dans le centre piétonnier, les rares passants croisent surtout des boutiques de souvenirs, quelques restaurants et deux ou trois vendeurs de glaces. Les vrais habitants, eux, semblent ailleurs. Fin octobre, quand j’y étais, les rues donnaient une impression de désert.
À l’inverse, en juillet-août, le cœur de la ville, le forum et les rues tout autour, se remplit à craquer. Pula devient alors très vivante, presque électrique. On est face à une ville à deux visages : animée pendant la saison, puis retombant dans la torpeur le reste du temps, comme beaucoup de stations touristiques.
Le bon créneau, comme souvent en Croatie, c’est de viser mai-juin ou septembre-début octobre. Vous profiterez des beaux jours et d’un peu d’animation, mais sans la marée humaine de l’été.
> Quel climat attendre à Pula
Côté météo, même fin octobre, les après-midis étaient agréables : t-shirt de rigueur avec 17-18 degrés au thermomètre. Dès la tombée du soleil (qui arrive tôt ici, la Croatie étant plus à l’est que la France sans changer de fuseau horaire), la fraîcheur s’installe franchement. Si vous envisagez Pula à cette période, prévoyez un manteau bien chaud pour les matinées et soirées.
En été, la chaleur n’est pas une légende : dépasser les 35 degrés n’a rien d’exceptionnel. L’hiver reste doux en journée si le soleil brille, mais dès que le vent souffle ou la nuit tombe, le froid est bien là. Beaucoup de logements bon marché ne disposent pas de chauffage, un détail à garder en tête. Au printemps, comptez sur des températures très agréables, souvent au-dessus de 20 degrés la journée, rarement sous les 15 la nuit.
Les plages de Pula et ses environs

Il faut être lucide : Pula en elle-même n’est pas la plus séduisante des villes croates. En dehors de l’amphithéâtre et du temple romain, le centre n’a pas ce charme qu’on retrouve ailleurs en Istrie. En réalité, l’atout majeur de Pula, ce sont ses plages.
Quand on parle de plages à Pula, ce sont souvent des petites criques, rarement plus longues que 50 mètres. L’eau y est limpide et généralement chaude, idéale pour la baignade.
Pour profiter de la mer, il faut sortir du centre historique. Le port est un port commercial, pas un lieu pour poser sa serviette. Voici quelques coins à découvrir.
> Gortanova uvala et Zelenika uvala, les criques de Pula

Crédit photo : pulainfo.hr
Ces deux anses, nichées dans la végétation et abritées du vent, offrent un cadre reposant et facile d’accès. On peut les rejoindre à vélo depuis le centre sans difficulté.
Petit point de vocabulaire : « uvala » signifie « anse » en croate. Quant au mot « plage », il se dit « plaža » (prononcez « plaja »).
Gortanova et Zelenika sont les plus proches du centre. Louer un vélo pour y aller est une excellente idée, surtout aux beaux jours. Il existe de nombreuses petites agences de location en ville (l’office de tourisme sur la place principale pourra vous en conseiller). Parmi elles, certaines livrent même les vélos à votre hébergement : pratique, non ?
> Plage de Stinjan : sable rare
Les plages de sable en Croatie se comptent sur les doigts d’une main, et quand elles existent, elles attirent vite du monde. À Stinjan, hors saison, le calme est appréciable, mais en été attendez-vous à la foule. Le coucher de soleil, avec les îles Brijuni en toile de fond, vaut vraiment le détour.
Cette plage se situe à bonne distance du centre, mais elle reste accessible à vélo pour les plus motivés, ou alors en bus, ce qui est tout à fait faisable.
> La plage de Lijon, dans le village de Banjole

Crédit photo : bestofcroatia.eu
La plage de Lijon tranche avec les autres coins de baignade autour de Pula : ici, pas question de s’entasser dans une crique minuscule. La plage s’étire sur près de 500 mètres, longée par un chemin agréable où l’on croise promeneurs et cyclistes. On entend à peine la route et l’espace ne manque pas, idéal pour les familles.
Banjole, le village voisin, vit à un rythme paisible et attire moins de touristes que d’autres coins du secteur. On y arrive en bus en une trentaine de minutes depuis Pula (ligne 28 lors de ma visite, avec un ticket à moins de 2 €).
Que faire à Pula quand on ne va pas à la plage ?
Voici ce que vous pouvez voir et faire à Pula en dehors du littoral. Le centre historique est vraiment compact : une heure suffit largement pour en faire le tour.
Côté pratique : plusieurs options pour explorer la ville s’offrent à vous :
- La visite à pied, accompagnée d’un guide qui dévoile l’histoire du lieu (infos et réservations ici), avec une dégustation offerte en prime.
- Le circuit à vélo électrique.
- L’option bus à arrêts multiples : une façon originale de découvrir Pula et ses environs, surtout que le relief n’est pas toujours plat (infos ici). Personnellement, j’ai une préférence pour le vélo, beaucoup plus sympa.
> Admirer l’amphithéâtre de Pula

L’amphithéâtre, c’est la fierté de Pula. On le voit partout, il trône sur les brochures de la ville. Sa taille impressionne : je ne m’attendais pas à un monument aussi imposant. Je suis tombé dessus par hasard en cherchant le centre historique, tout juste arrivé, et la vue sur la mer à travers les arches m’a marqué. Seul bémol : les rues alentour ne sont pas piétonnes, ce qui casse un peu l’ambiance antique. Mais la visite reste incontournable.
Astuce : en pleine saison, l’amphithéâtre attire la foule. Gagnez du temps en réservant votre billet en ligne à l’avance (lien ici).
> Découvrir le Forum

Le Forum est la grande place de Pula. On y trouve des terrasses animées, un glacier, quelques restaurants (que je n’ai pas testés), et la mairie. J’ai d’ailleurs assisté à un mariage croate haut en couleurs, accordéon inclus : ambiance garantie. Juste à côté trône le temple d’Auguste.
> Le temple d’Auguste

Pour moi, c’est le deuxième incontournable de Pula, après l’amphithéâtre. Érigé sous l’empereur Auguste, le temple est arrivé jusqu’à nous dans un état remarquable. L’entrée coûte 1,30 €, l’intérieur est minuscule et sans grand intérêt, mais l’admirer de l’extérieur suffit amplement. Avis personnel, bien sûr (j’ai une affection particulière pour l’histoire romaine).
> La Porte d’Or

Appelée Zlatna Vrata en croate, elle marque le début de la principale rue piétonne (qui regroupe l’essentiel des boutiques de souvenirs et accessoires de plage). Quelques façades alentour méritent un regard, mais pas de quoi s’extasier non plus.
> Grimper à la forteresse

Depuis la rue principale, prenez n’importe quelle montée et vous tomberez rapidement sur la forteresse (cherchez « Kastel »). Un sentier fait le tour, offrant une vue sur la ville, parfois sur les grues du port, parfois sur les toits et un joli clocher. En redescendant de l’autre côté, vous pouvez jeter un œil au petit théâtre antique.
> L’église Saint-Franje
Arrivé trop tard, je n’ai pu voir que l’intérieur, mais ça valait la peine. Si vous avez du temps, passez par là : la cour intérieure est vraiment charmante.
Que voir et faire autour de Pula
Si vous restez plus d’une journée à Pula, l’idéal est d’élargir votre horizon. Voici plusieurs excursions proches ou accessibles facilement depuis Pula :
> Le parc de Kamenjak

Ce parc naturel se trouve à côté du village de Premantura (qui, lui, n’a rien de spécial). Depuis Pula, prenez le bus 28 jusqu’à l’arrêt près de l’église du village (comptez une demi-heure), puis terminez à pied (200 m). L’entrée du parc est gratuite pour les marcheurs et cyclistes, payante pour les voitures pendant la haute saison.
À l’intérieur, de nombreux chemins sillonnent les pins, mènent à des criques, ou à des promontoires rocheux. Prévoyez de quoi nager, de multiples coins tranquilles invitent à la baignade.
Parcourir Kamenjak à vélo est particulièrement agréable : c’est plat et accessible à tous, avec beaucoup plus à voir qu’à pied. J’ai regretté de ne pas avoir pu le faire : hors saison, les loueurs étaient fermés. Un magasin de location se trouve à l’entrée, ou alors réservez à l’avance en ligne (des circuits guidés sont proposés ici).
Tout au sud, Kap Kamenjak marque l’extrémité de l’Istrie. Une balade à ne pas manquer lors d’un séjour à Pula.
> Le parc national des îles Brijuni
Au nord de Pula, un petit archipel : les îles Brijuni. Un parc national y a été créé, officiellement pour préserver la nature (mais aussi, il faut le dire, pour faire payer l’accès).
Depuis Pula, plusieurs compagnies proposent des excursions en bateau (on les trouve sur le port, face à l’amphithéâtre). Les tarifs sont plutôt élevés pour la Croatie : entre 30 et 40 €, alors que l’entrée du parc de Plitvice coûte 16 € à la même période…
Le billet inclut une mini promenade en train touristique, très « attraction familiale » (sur une île, on aimerait pourtant se sentir explorateur). Si ce n’est pas votre truc, louez un vélo sur place et partez explorer par vous-même !
Les îles Brijuni sont jolies, mais le paysage reste plat. On est loin du caractère des îles Krk, Pag, Cres ou Korcula, mais l’archipel est facile d’accès depuis Pula, ce qui n’est pas négligeable.
Pour en savoir plus, le site officiel du parc est ici.
> Explorer Rovinj, la perle de l’Istrie

Là, il faut quitter Pula, prendre le bus (horaires et itinéraires sur ce site) ou louer une voiture pour traverser l’Istrie. Croyez-moi, le déplacement vaut le coup : Rovinj est superbe, romantique à souhait, entourée d’eau et surplombée par une église élégante. Le coucher de soleil depuis la digue ouest est un moment à ne pas manquer. Il y flotte même un parfum de Venise.
Comptez une heure de bus entre Pula et Rovinj. La ville se visite aisément dans la journée, inutile donc d’y dormir si votre base est à Pula. À titre personnel, je conseille de loger à Rovinj plutôt qu’à Pula : il y a davantage à découvrir et à faire.
Bon à savoir : des excursions d’une demi-journée à Rovinj existent maintenant au départ de Pula (infos ici). Elles incluent la visite du village de Bale, un de mes coups de cœur en Istrie (voir plus bas).
> Les villages de l’arrière-pays istrien

La côte istrienne attire la foule avec ses plages et ses jolies villes, mais le vrai charme de la région se trouve à l’intérieur, dans ses villages préservés loin de l’agitation.
Mon favori : Bale, près de Rovinj. D’autres méritent aussi le détour, comme Hum et Motovun. Louez une voiture (ou un vélo si vous vous sentez d’attaque) et partez explorer les terres. Vous traverserez des villages pittoresques aux toits rouges, où le temps semble suspendu. Un vrai bonheur.
Pas de voiture ? Ce n’est pas un obstacle : des visites guidées permettent de découvrir ces trésors. C’est un budget, mais ne pas goûter à l’âme de l’Istrie serait vraiment passer à côté.
Pour approfondir, retrouvez tous mes conseils pour visiter l’Istrie ici.
> Une journée à Venise

Peu y pensent, mais Venise n’est pas si loin de Pula. Si vous avez du temps devant vous et que la Sérénissime vous fait rêver, partez pour une journée en bateau depuis Pula. Vous aurez le temps de vous balader le long des canaux, de savourer une glace sur la place Saint-Marc et de revenir avec des souvenirs inédits.
Bon à savoir : toutes les infos pratiques sont sur cette page. Il faut se lever tôt (départ 7h30), mais l’expérience vaut largement l’effort.
Conseils pratiques : logement et restaurants à Pula
Voici quelques recommandations concrètes pour bien organiser votre séjour à Pula : où poser ses valises, où se restaurer.

> Où dormir à Pula
Le centre de Pula est minuscule. Pour éviter le bruit des bars et des fêtards, choisissez un hébergement un peu excentré : vous resterez à moins de 15 minutes à pied du centre, tout en gagnant en tranquillité.
À mon avis, le mieux est de loger près d’une plage pour profiter du littoral en toute sérénité, et de ne venir en ville qu’une fois pour découvrir l’amphithéâtre et le temple d’Auguste.
La liste des meilleurs hôtels à Pula se trouve ici. Faites votre choix.
> Accès à Pula
Pula bénéficie d’un aéroport low cost desservi par Ryanair. Vous trouverez régulièrement des billets à petit prix. J’ai rédigé un article complet sur comment économiser sur vos vols (à lire ici), mais l’essentiel est de comparer via Skyscanner. Il est tout à fait possible de dénicher des allers-retours à moins de 50 €.
Depuis l’aéroport, une navette dessert la gare routière principale 30 minutes après chaque atterrissage. Le billet s’achète directement auprès du chauffeur (je n’ai pas testé, étant arrivé en bus depuis Zagreb, mais le prix varie sans doute entre 5 et 10 € maximum). Si vous voyagez en groupe ou en famille, une voiture privée peut revenir moins cher (infos ici).
> Où manger à Pula
Arrivé après la haute saison, beaucoup de restaurants étaient fermés. J’ai testé Orfej, à deux pas du forum, dans une salle aux pierres apparentes. Les prix sont doux pour un lieu aussi touristique, l’accueil chaleureux, les portions généreuses, la cuisine honnête (mention spéciale pour la pizza). Un bon plan pour bien manger sans y laisser son budget vacances.
> Où trouver une carte de Pula

Sur la place principale (le forum), se trouve l’office de tourisme de Pula (voir photo). On y trouve de la documentation en français ainsi que des cartes gratuites sur simple demande. Mais honnêtement, Pula est si compacte qu’on s’y repère très vite, même sans plan.
Mon avis sur Pula
Croatie
Je vais droit au but : après un an à parcourir la Croatie, Pula est la ville qui m’a le moins emballé. Le centre historique manque de cachet, rien à voir avec les vieilles pierres pleines de charme qu’on trouve ailleurs sur la côte. L’amphithéâtre et le temple d’Auguste valent le détour, mais le reste laisse sur sa faim. Franchement, je déconseille Pula comme destination principale.
Si l’Istrie vous attire, Rovinj est bien plus séduisante, avec un éventail d’activités beaucoup plus large.
Pour ceux qui cherchent des villes à forte identité historique et culturelle, Split et son palais de Dioclétien sont à privilégier. Même Dubrovnik, qui ne m’a pas totalement convaincu, reste plus marquante que Pula.
À vrai dire, Pula séduit surtout les amateurs de plages : les criques sont accessibles, parfaites pour bronzer et nager. Le soir, l’ambiance est au rendez-vous avec des bars et restaurants ouverts. La proximité de l’aéroport low cost facilite l’accès pour un week-end. L’été, la ville vibre, les rencontres sont faciles. Le reste de l’année, tout dépend de ce que vous venez y chercher. Difficile de prévoir si l’endroit vous plaira, mais au moins, tout est désormais réuni pour faire votre choix.
Questions fréquentes sur Pula ou la Croatie ?
J’ai rédigé un article ultra-complet pour vous aider à choisir votre destination croate selon vos envies (farniente, randonnée, découverte historique…). Pour le lire, rendez-vous ici.
Si des interrogations subsistent sur Pula ou la Croatie, vous pouvez me contacter.
Bon séjour et belles découvertes !
Jeremy.
Je voyage sans escale depuis 2011. Je ne suis ni milliardaire, ni sponsorisé par Pôle Emploi, ni par qui que ce soit d’autre. Découvrez mon parcours ici, il pourrait bien vous inspirer à franchir le pas.