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L’identité et le parcours de la femme de Griveaux

Affaire du 13 février. Le clan Griveaux, d’ordinaire peu avare de mots, a choisi cette fois le silence. L’ancien porte-parole du Gouvernement, habitué à animer sa page Twitter, n’a pas commenté l’affaire publiquement. Le vendredi 14, au lendemain de la révélation, il annonce son retrait de la course à la mairie de Paris. Depuis, plus rien. Autour de lui, les proches parlent peu. Certains ont tout de même confié à Paris Match le choc et la réaction de son épouse, Julia Minkowski, restée en retrait mais très présente depuis le début.

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Les premiers témoignages du clan Griveaux

Dans cette affaire au retentissement médiatique considérable, le clan Griveaux a peu ouvert la porte. La famille d’Alexandra de Taddeo a, quant à elle, accepté de s’exprimer. Pour mémoire, la jeune femme de 29 ans, étudiante en droit, et son compagnon Piotr Pavlenski sont tous deux entendus par la justice. Après 48 heures en garde à vue, ils ont été relâchés sous contrôle judiciaire. Pendant une semaine, le clan Griveaux s’est muré dans le silence, avant de lâcher quelques mots à Paris Match. Famille, amis, collègues décrivent alors le soutien sans faille de Julia Minkowski auprès de son mari.

« Face à la situation ensemble »

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, salue la force de Julia Minkowski : « Julia était impériale. Un vrai rocher. » Plusieurs proches décrivent un couple solidaire, déterminé à affronter l’épreuve côte à côte. Benjamin Griveaux, au-delà de la tempête politique, se préoccupe surtout de sa femme. « Benj est en larmes. Il ne se le pardonne pas. Il s’inquiète pour l’avenir, pour Julia, pour leur famille », souffle un ami resté discret. Un confident ajoute : « L’urgence, c’était de parler à Julia, de régler ça ensemble ».

Julia Minkowski, dépeinte comme solide, n’a pourtant pas été épargnée. Depuis plus d’un an, elle subit des pressions insidieuses. Dès décembre 2018, elle reçoit des appels anonymes sur son lieu de travail. Des messages inquiétants, relayés par Paris Match : « On sait dans quelle école vont vos enfants », « On va s’occuper de vous ». L’atmosphère devient pesante.

Le soutien du président

Benjamin Griveaux a pu compter sur un appui direct du chef de l’État, d’après le magazine. Emmanuel Macron lui aurait téléphoné : « Tu fais ce que tu veux. C’est ta vie, c’est ta famille qui compte. » Un signe de confiance et d’humanité, au moment où Griveaux décide de jeter l’éponge pour protéger les siens. Il l’a affirmé à l’AFP : « Cette décision me coûte, mais mes priorités sont très claires. Ma famille passe avant tout. Je ne veux plus exposer mes proches ni moi-même. »

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Dans la tourmente, chacun mesure la violence du choc et la fragilité des équilibres intimes. L’histoire retiendra peut-être moins le scandale que la ténacité d’un cercle familial frappé mais soudé, cherchant l’air au cœur de la tempête.