Tomber enceinte pendant la préménopause : les clés à connaître
Arrêtons d’associer systématiquement la préménopause à une page qui se tourne. Avant la ménopause, il existe une période de bouleversements hormonaux : la préménopause. Elle s’installe peu à peu, marquant le déclin progressif des hormones sexuelles. Bouffées de chaleur, variations de poids, baisse du désir, disparition parfois soudaine des règles… Les signes diffèrent, mais la réalité reste la même : cette transition débute souvent autour de 45 ans et peut s’étirer sur cinq ans avant la ménopause proprement dite. Chez certaines, elle frappe tôt : avant 40 ans, une femme sur cent connaît cette insuffisance ovarienne précoce.
Quelles sont les causes de cette préménopause ?
Les causes se recoupent : style de vie et état de santé pèsent lourdement. Les scientifiques et experts explorent des pistes, partagent constats et conseils pour vivre au mieux les symptômes, tout en gardant l’idée de maternité à l’horizon durant cette phase sensible.

Vos gènes et la ménopause
L’héritage familial façonne le calendrier du corps. Une équipe britannique a démontré un lien direct entre l’âge de la ménopause d’une femme et celui de sa mère. Si la ménopause s’est montrée en avance côté maternel, le risque grimpe nettement pour la fille, jusqu’à être multiplié par six, d’après leurs résultats. Aux États-Unis, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2015, 7 % des femmes faisaient face à une insuffisance ovarienne précoce.
L’épilepsie, facteur aggravant
L’analyse menée à Washington le confirme : 14 % des femmes épileptiques de 45 ans font une expérience précoce de la ménopause, contre seulement 1 % de la population générale. L’épilepsie sort rarement dans les discussions sur la santé féminine, mais son impact ici est bien réel.
Cigarette, fertilité en déclin et préménopause
Le tabac, lui, s’en prend directement aux ovaires. Les substances chimiques de la cigarette titillent les hormones, jouent le rôle d’anti-œstrogènes et précipitent l’entrée en ménopause. Résultat : celles qui fument vivent cette transition hormonal un à deux ans plus tôt. Une large étude américaine, plus de 93 000 femmes interrogées, a permis de disséquer les effets du tabac sur la fertilité.
Pour saisir l’étendue des risques, étudions ce que l’enquête a révélé :
- Un risque d’infertilité supérieur de 14 % chez les fumeuses comparé aux non-fumeuses.
- Suite à une ménopause survenue avant 50 ans, l’infertilité montait à 26 %.
- Le tabagisme passif jouait, lui aussi, un rôle négatif, chez toutes les femmes, même non-fumeuses.
Le constat est clair : dire adieu à la cigarette ne préserve pas uniquement sa propre fertilité. Ce geste protège aussi celle de la génération suivante. Sans oublier les risques immédiats pour la santé du fœtus si la grossesse cohabite avec le tabac.
Retarder la préménopause pour laisser une chance à la maternité…
La fertilité pendant la préménopause
Le cycle menstruel perd en régularité, mais les ovaires ne baissent pas totalement le rideau. L’ovulation persiste. Par conséquent, même si le créneau pour concevoir se resserre, il reste ouvert.
Une grossesse reste possible
Récemment, une étude américaine apportait une nuance de taille : la fertilité chute avec l’âge, mais elle ne tire pas sa révérence juste avant la ménopause. À 45 ans, le taux de fécondité atteint encore 45 %. Chez les femmes de plus de 40 ans, trois grossesses sur quatre n’étaient pas planifiées : de quoi bouleverser le quotidien. Faire le point avec un professionnel de santé avant de se lancer dans un projet d’enfant reste une étape sûre, autant pour mesurer ses attentes que pour clarifier son cycle.

Deux pistes naturelles et concrètes pour retarder la préménopause… et donner plus d’élan à son projet de maternité
Éteindre la cigarette
Le tabac perturbe la circulation sanguine, élève la tension, et épuise les ovaires. Conséquences à la clé : complications pendant la grossesse, risques multipliés pour la maman comme pour l’enfant. Mettre fin au tabagisme, c’est offrir à son corps plus de chances de conserver ses capacités reproductives.
Veiller sur son cholestérol
L’étude Framingham met en lumière une piste supplémentaire : baisser le cholestérol peut décaler la ménopause, parfois jusqu’à quatre ans. Pendant un an, 501 couples du Michigan et du Texas ont été suivis dans leur désir d’enfant. Après analyses, 347 grossesses ont vu le jour parmi ceux présentant un taux de cholestérol plus bas. Manger varié, équilibré, ça compte. Les bénéfices dépassent la question reproductive : la santé générale, le moral post-accouchement, tout y gagne. Sans oublier les oméga 3 qui accompagnent le développement du bébé.
La préménopause ne sonne pas la fin du rêve de maternité. Elle redessine le paysage, incite à réévaluer ses priorités, à décrypter les signaux du corps et à tracer de nouveaux itinéraires. Les chiffres parlent, mais aucune histoire ne ressemble à une autre. La page suivante reste à écrire.
