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Vie privée de Marc Lavoine : qui partage sa vie aujourd’hui

Oubliez les clichés sur les histoires d’amour formatées : Marc Lavoine partage aujourd’hui sa vie avec une femme qui n’a pas peur d’afficher ses blessures ni sa différence. Line Papin, romancière remarquée, s’est récemment livrée sur France 5, dans « La grande librairie », dévoilant sans détour les failles qui ont failli la briser.

Line Papin n’a que 23 ans, mais elle a déjà l’épaisseur des écrivains qui portent la vie sur leurs épaules. Elle partage son quotidien avec Marc Lavoine, de 33 ans son aîné. Une différence d’âge qui, loin de créer la distance, semble renforcer leur complicité. Interrogée par « Libération », Line Papin l’affirme sans ambages : « Je ne vois pas la différence d’âge. Ce n’est pas comme ça que je comprends la vie. »

Ce 15 mai, invitée par François Busnel dans « La grande librairie » sur France 5, Line Papin est venue présenter son dernier roman, « Les os des filles ». Un livre où elle explore les trajectoires de femmes qui, génération après génération, se sont battues pour exister.

Dans ses pages, la famille tient une place centrale, avec ses silences, ses luttes, ses solidarités. Line Papin redonne chair à ces lignées féminines, bousculées par l’histoire et par la vie.

Pour elle, l’écriture n’est pas un simple exercice littéraire : c’est une manière de panser les plaies, de poser des mots sur l’indicible. Sur le plateau de France 5, elle confie que la littérature l’a aidée à traverser ses propres tempêtes.

Son parcours, justement, n’a rien d’une ligne droite. Née à Hanoï en 1995, Line Papin a dû s’arracher à son pays d’origine pour s’installer en France à l’âge de 10 ans. Cinq ans plus tard, elle pose ses valises à Paris, mais rien n’est simple : l’adolescente sombre alors dans l’anorexie, une épreuve qu’elle raconte sans filtre dans son livre.

François Busnel lui tend la perche, évoquant ce moment charnière : « Quinze ans, vous arrivez à Paris et là vous ne vous nourrissez plus. Que se passe-t-il à ce moment-là ? »

Line Papin répond avec sincérité : « Un enfant qui ne parvient pas nécessairement à exprimer ce qu’il ressent. Cette partie de mon livre, je l’ai écrite à la troisième personne parfois parce que je parle de cet enfant qui ne pouvait pas grandir. »

Dans son roman, elle décrit le quotidien des filles à l’hôpital, cette lutte silencieuse contre l’anorexie. « L’anorexie est en fait la douleur d’un enfant et j’espère que beaucoup de gens se retrouveront », dit-elle. Des mots qui résonnent comme une main tendue à tous ceux qui, un jour, ont peiné à trouver leur place.

À travers le regard de Line Papin, la fragilité n’est pas une faiblesse, mais un point d’ancrage. Son témoignage, brut et sans fard, touche parce qu’il parle d’une réalité que tant préfèrent taire. Et si, finalement, la force d’un couple se mesurait à la capacité de chacun à accueillir les failles de l’autre ?