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Ce qu’il fallait savoir sur les prix des métaux chez le ferrailleur en 2018

La ville regorge de trésors métalliques souvent ignorés. Des appareils usés, des luminaires fatigués, des câbles électriques oubliés sur un trottoir : tout un gisement de métaux attend sagement d’être récolté, trié, puis revendu chez le ferrailleur. Transformer ces rebuts en monnaie sonnante, c’est aussi contribuer à une démarche écologique. Encore faut-il savoir comment s’y prendre pour maximiser ce petit pactole et ne rien laisser au hasard.

Valoriser les métaux : la clé du tri efficace

Ce n’est pas un secret : séparer chaque métal, c’est augmenter la valeur à la revente. Rassembler cuivre et laiton dans un même sac, c’est courir le risque d’un prix tiré vers le bas. Au contraire, présenter cuivre d’un côté, laiton de l’autre, c’est l’assurance d’obtenir le tarif maximal pour chaque type de matériau. Certains ferrailleurs proposent même des prix plus attractifs que d’autres : une comparaison rapide peut vite rapporter gros.

Reconnaître la ferraille métallique

L’acier, c’est la base de la ferraille. Un aimant suffit à l’identifier : s’il colle, c’est de l’acier. La rouille, elle aussi, ne trompe pas. La ferraille se retrouve partout, mais c’est aussi le métal le moins coté. Quelques exemples concrets :

, Coques d’appareils hors d’usage (lecteurs DVD, amplis, tours d’ordinateur), Meubles métalliques (tables, chaises, lampes), Cadres de vélo en acier, Pièces automobiles, Tôles ondulées (clôtures, abris), Canettes, Capsules de bière

Démonter pour mieux vendre

Les objets massifs abandonnés sur le trottoir sont souvent une source généreuse de ferraille : fours, micro-ondes, tables métalliques, appareils hifi. Pour tirer le meilleur prix, il faut démonter ces appareils et séparer chaque type de métal.

La fonte : une opportunité à ne pas négliger

La fonte, elle, se repère à son aspect massif, dur et cassant. Vieilles baignoires, radiateurs, tuyaux : tous ces objets recèlent de la fonte, à condition d’être séparés du reste au moment du tri.

Un exemple parlant : ces radiateurs en fonte, lourds et robustes, partent parfois directement à la casse alors qu’ils peuvent rapporter quelques euros.

L’aluminium, plus léger, plus rentable

On sous-estime souvent la valeur de l’aluminium, pourtant bien plus intéressant que la ferraille. Il se cache dans les cadres de fenêtres, les cloisons, les canettes, les capsules de café, voire le papier aluminium. Pour les plus assidus, l’aluminium se retrouve aussi dans les dissipateurs thermiques d’alimentations électroniques.

L’aluminium prêt à être vendu chez le ferrailleur

Le cuivre, le métal recherché

Impossible de passer à côté du cuivre, reconnaissable à sa teinte rosée. Câbles électriques, cartes électroniques, tuyaux, moteurs : autant de sources à exploiter. Voici les formes sous lesquelles il se présente :

    On retrouve le cuivre dans ces éléments :

  • Câbles électriques
  • Cartes électroniques
  • Tuyaux
  • Transformateurs et moteurs électriques

Le cuivre électrique : un métal convoité

Le cuivre pur est bien mieux payé que le cuivre encore gainé. Mieux vaut donc retirer la gaine plastique des gros câbles pour ne garder que les fils nus. Une pince coupante fait parfaitement l’affaire. Inutile (et dangereux) de brûler la gaine : cette pratique pollue gravement et expose à des fumées toxiques. La découpe propre reste la meilleure option.

Le zinc : une présence discrète

Le zinc apparaît surtout dans les gouttières et éléments de toiture. Sa présence est plus rare, mais il ne faut pas l’ignorer lorsque l’occasion se présente.

Gouttière en zinc récupérée pour la revente

Le laiton, discret mais rentable

Le laiton, alliage de cuivre et de zinc, attire l’œil par sa couleur dorée et sa densité. Robinetterie et certaines poignées en sont de bons exemples, souvent délaissés alors qu’ils valent leur pesant de centimes chez le ferrailleur.

Pièces en laiton prêtes au recyclage

L’acier inoxydable, le bonus rare

Moins courant mais toujours recherché, l’acier inoxydable provient la plupart du temps des cuisines : anciens éviers, plans de travail, voire couverts. Sa rareté en fait un bonus intéressant lors de la revente.

Inox récupéré pour la ferraille

Les câbles électriques, une filière à part entière

Composés de cuivre entouré d’isolant plastique, les câbles électriques sont omniprésents dans les appareils ménagers. Les objets volumineux jetés sur les trottoirs recèlent souvent des cordons électriques faciles à couper et à trier. Le geste paraît anodin, mais il rapporte sur la balance finale.

Câbles électriques valorisables chez le ferrailleur

Les moteurs et transformateurs : métaux mélangés, mais pas sans valeur

Les moteurs et transformateurs d’appareils ménagers sont des concentrés de métaux divers : cuivre pour les bobinages, tôles d’acier, zamac ou autres alliages. Même mélangés, ils peuvent intéresser certains acheteurs spécialisés. Ce n’est pas le jackpot, mais c’est toujours ça de pris. On les retrouve dans :

    Ces objets recèlent moteurs ou transformateurs :

  • Moteurs électriques (aspirateurs, machines à laver, perceuses, ventilateurs, robots de cuisine)
  • Transformateurs (amplis hifi, fours à micro-ondes, projecteurs)
  • Ballasts (néons, lampes halogènes basse tension)
  • Ventilateurs de climatisation
  • Radiateurs pour circuits de refroidissement

Métaux mélangés à apporter chez le ferrailleur

Les déchets inévitables à évacuer

Le démontage laisse forcément des résidus non valorisables. À ce stade, il faut distinguer :

    Les principaux déchets à mettre de côté sont :

  • Pièces en plastique (carcasses, boîtiers, couvercles)
  • Cartes électroniques (hifi, électroménager, écrans)
  • Piles et batteries usagées

Les plastiques partent à la poubelle classique. Les cartes électroniques, piles et batteries doivent être déposées dans les points de collecte spécialisés (déchèteries, supermarchés équipés). Au passage, un détour près des bacs de recyclage peut réserver de bonnes surprises : certains objets abandonnés n’attendent que d’être sauvés.

Où trouver des objets à récupérer pour la ferraille ?

Le glanage se mérite, mais il réserve parfois de belles trouvailles à qui sait observer. Les points de récupération sont nombreux, parfois là où on ne les attend pas :

    Quelques pistes à explorer pour collecter du métal :

  • Poubelles d’immeuble : de vieux appareils, des jouets cassés, des accessoires informatiques peuvent finir à la benne sans être valorisés.
  • Marchés aux puces ou brocantes, surtout le dimanche soir. Beaucoup d’exposants laissent derrière eux des objets invendus, parfois métalliques, avant l’arrivée des camions de collecte.
  • Bennes de chantier, en particulier sur les sites de démolition. Prudence : l’accès n’est pas toujours autorisé et certains déchets peuvent être dangereux.
  • Bâtiments abandonnés : restaurants fermés, maisons vétustes… Avec la vigilance nécessaire (risques électriques, eau sous pression et sécurité), ces lieux sont parfois des mines de matériaux.

Optimiser ses gains : vendre mieux, vendre malin

Certains appareils récupérés sont encore en état de marche. Mieux vaut alors les nettoyer et prendre quelques photos pour les proposer sur les sites de vente d’occasion. Cela rapporte souvent plus que la vente au poids chez le ferrailleur. La revente en ligne ou lors de vide-greniers permet de donner une seconde vie à ces objets et d’augmenter sa cagnotte.

Quels prix pour les métaux en 2018 chez le ferrailleur ?

Le tarif des métaux varie selon le contexte économique et la politique de chaque ferrailleur. Pour donner un ordre d’idée, voici les prix observés en 2017 :

    Aperçu des prix au kilo :

  • Ferraille (fer et acier) : 0,10 €/kg
  • Fonte : 0,10 €/kg
  • Aluminium : 0,50 €/kg
  • Zinc : 0,50 €/kg
  • Cuivre : 4 €/kg
  • Câbles électriques : 1,20 €/kg
  • Laiton : 2 €/kg
  • Inox : 1,50 €/kg
  • Moteurs (métaux mélangés) : 0,20 €/kg

Exemple concret : recycler des objets abandonnés

Un rapide tour en ville permet de mesurer l’ampleur du gisement. Les objets encombrants posés sur le trottoir, loin d’être inutiles, alimentent une démarche qui mêle recherche d’objets rares, envie de compléter ses revenus ou volonté de limiter le gaspillage.

Butin d’une collecte urbaine, prêt à être trié :

Objets récupérés dans la rue, prêts à être démontés

Chaque appareil sera désossé pour extraire les métaux valorisables.

Une table métallique attend encore son tour :

Structure en métal à extraire

Le reste, parfois, n’offre que peu d’intérêt.

Après tri, on retrouve généralement :

    Les différentes catégories extraites :

  • Appareils électriques
  • Fils électriques
  • Pièces en acier et en aluminium

Les appareils à démonter plus en détail :

Appareils prêts au démontage pour la revente

L’ancien PC

Pour un ordinateur, il faut séparer le châssis (plastique et tôle), retirer les cartes électroniques (déchets), extraire les câbles électriques et placer le plastique dans la poubelle.

PC ouvert (plastique et tôle à dissocier)

L’alimentation, elle, se démonte aussi : la carcasse métallique part à la ferraille, la carte électronique au recyclage, les fils sont à couper et classer.

Fils électriques extraits (ou récupération de l’alimentation si elle fonctionne encore)

On peut aussi récupérer le ventilateur, la pile bouton de la carte mère (à tester). Rien ne se perd, tout se trie.

Après démontage, l’ordinateur devient :

Ferraille et fils électriques à revendre, plastiques et cartes électroniques à évacuer

L’ampli hifi hors service

Un test rapide : s’il fonctionne, la revente sur internet peut rapporter jusqu’à 30 euros. Sinon, passage au démontage.

Ampli à désosser si non réparable

Le transformateur interne peut être vendu comme moteur chez le ferrailleur, car il contient du cuivre.

Cet ampli fournit donc : ferraille, moteur (transfo), fils électriques, cartes électroniques, plastique. Après démontage, il ne reste que l’essentiel :

Ampli démonté : métal, transfo, cartes électroniques triés

Le micro-ondes en fin de course

Un micro-ondes hors d’usage renferme une belle quantité de ferraille et plusieurs moteurs (plateau, ventilateur, transformateur). Les fils électriques s’ajoutent au lot, et pour les bricoleurs, certains composants électroniques méritent d’être récupérés.

Démonter le micro-ondes : chaque pièce compte

Où trouver encore du fil à revendre ?

Presque tous les appareils électriques recèlent des fils récupérables.

Ancienne lampe : fil coupé, prêt à être trié

Couper les fils, déposer le reste à la déchèterie

Pour obtenir des fils « propres », on coupe les extrémités. Ce geste simple est apprécié par les ferrailleurs, qui rachètent volontiers les bottes de fils bien triées :

Opération coupe-cordon : fil prêt pour le rachat

2 kg de fils électriques extraits d’une seule collecte

Les fiches et connecteurs partent, eux, au recyclage :

Connecteurs triés pour l’élimination

Bilan du tri et de la collecte

Voici ce que rapporte un tri méthodique :

20 kg de ferraille pour environ 2 euros

0,5 kg d’aluminium : 0,25 euro

2 kg de fils électriques : 3 euros

5 kg de moteurs et transformateurs : 1 euro chez le ferrailleur

Un transformateur en état peut toutefois se revendre bien plus cher d’occasion (entre 10 et 30 euros selon les modèles).

Un luminaire fonctionnel : de 5 à 10 euros à la revente

Vendre les objets qui marchent encore

Les objets opérationnels trouvent preneur sur les sites de petites annonces ou lors de vide-greniers. Chaque dimanche, dans de nombreux villages, une place de 4 à 5 mètres coûte entre 10 et 15 euros. C’est le moyen idéal de vendre ses trouvailles et, éventuellement, d’en dénicher de nouvelles.

Stand de marché aux puces

Certains objets, trop endommagés ou non réparables, doivent être évacués :

Déchets à déposer en déchèterie

À la fin du tri, la quantité de déchets à jeter s’est considérablement réduite par rapport au volume initial.

Dernière ligne droite : rentabiliser chaque pièce de métal

Chacun a ses raisons de se lancer dans la récupération et le tri des métaux : complément de revenu, chasse au gaspillage, geste pour l’environnement. Les rues, les bennes, les trottoirs cachent un filon inépuisable pour qui prend le temps de démanteler, trier et revendre. Le métal des villes, s’il change de mains, peut aussi changer la donne.