La femme de Booder : ce que l’on sait sur sa vie privée
De son vrai nom Mohamed Benyamna, Booder s’est imposé comme l’un des humoristes les plus marquants de la scène française. Admirateur du footballeur marocain Aziz Bouderbala, il a emprunté à ce dernier un surnom devenu aujourd’hui indissociable de sa carrière. À 42 ans, Booder s’est fait un nom grâce à un personnage singulier, reconnaissable entre mille, et multiplie les passages remarqués à la télévision, aussi bien dans des émissions phares que sur grand écran. Loin de se cacher, il aborde avec autodérision sa différence physique, n’hésitant jamais à en rire, y compris face aux caméras.
Un parcours élogieux
C’est au Jamel Comedy Club que Booder s’est d’abord fait remarquer. Sélectionné pour animer plusieurs émissions, dont la fameuse Rire contre le racisme, il a rapidement attiré l’attention. Quelques temps plus tard, il rejoint l’équipe de Cyril Hanouna sur Touche pas à mon poste, tout en participant, sur TF1, à Vendredi tout est permis. Son style inimitable ne passe pas inaperçu : le cinéma fait appel à lui, notamment pour le film Neuilly sa mère en 2009. Depuis, il enchaîne les rôles dans des productions comme Je vais te manquer, Opération 118 318, Sévices clients, Halal police d’État, Beur sur la ville, Pattaya et bien d’autres. Cette ascension, il la partage avec une compagne dont il préserve farouchement l’anonymat, refusant de céder aux sirènes de la surexposition médiatique.
Booder reste très discret sur sa vie privée

Sur le terrain de la notoriété, Booder protège jalousement sa sphère intime. Malgré sa popularité acquise dans des programmes comme Show must go home ou Ticket pour le soleil, il n’évoque quasiment jamais sa vie personnelle. Les admirateurs de l’acteur de Neuilly sa mère sont nombreux à s’interroger sur l’identité de la femme qui partage son quotidien. Si Booder partage volontiers des moments avec son enfant sur les réseaux sociaux, il demeure muet sur le visage de sa compagne. Après une jeunesse compliquée, il savoure aujourd’hui une existence épanouie, apprécié du public et respecté dans le métier. Les critiques sur son apparence, fréquentes sur internet, n’ont jamais entamé sa détermination à avancer. On se souvient, par exemple, d’une émission de TPMP où, face aux rumeurs persistantes sur sa santé, il a remis les pendules à l’heure : non, il n’est pas malade, simplement doté d’une morphologie singulière, devenue sa signature.
Booder ne souhaite pas dévoiler l’identité de sa compagne
Si l’on sait que Booder est père et qu’il partage parfois des anecdotes sur son fils, l’identité de sa compagne reste un mystère total. Même lorsqu’une photo de couple apparaît sur son compte Instagram, l’humoriste prend soin de masquer le visage de sa partenaire, preuve de sa volonté de préserver leur tranquillité. Cette discrétion n’enlève rien à son engagement familial. À l’automne, il confiait combien la santé fragile de son fils l’avait bouleversé, notamment durant le premier confinement, période pendant laquelle il s’était investi pour l’aider à suivre ses cours à distance et publiait régulièrement des vidéos sur les réseaux sociaux. Garder secrète l’identité de sa femme, pour Booder, c’est préserver ce qu’il considère comme son jardin secret, un choix assumé, répété lors d’interviews où il refuse de s’étendre sur sa vie sentimentale.
Avez-vous joué au football pendant votre jeunesse ?
J’ai passé douze ans à taper dans le ballon, parfois même avant d’avoir huit ans. L’essentiel de mes matches, c’était dans le quartier, sur des petits terrains de fortune.
Depuis quand êtes-vous passionné de football ?
Depuis l’âge de cinq ans. Mon père était déjà mordu de ce sport, c’est lui qui m’a transmis cette passion.
Qu’est-ce qui vous attire dans le football ?
L’esprit d’équipe, l’ambiance. Rien ne vaut la camaraderie du vestiaire et la joie collective sur le terrain.
Quel joueur vous a marqué ou fait rêver ?
Aziz Bouderbala, évidemment, pour mes origines marocaines. C’est grâce à lui que je porte le surnom de Booder, j’étais fan en 1986. Maradona aussi, il m’a marqué très jeune.
Quel match vous a fait vibrer récemment ?
PSG, Real Madrid, le 18 septembre. Personne n’imaginait Paris l’emporter 3-0, et pourtant…
On vous voit souvent accompagner les Aubervilliers du FCM au bord des stades. Quelle histoire vous lie à ce club ?
Avant tout, c’est l’amour du foot amateur. Là, on sent une vraie ferveur, loin des projecteurs. J’ai aussi des liens forts avec l’entraîneur actuel de la nationale 3, Rachid Youcef, un ami proche, et avec la famille Belkebla, fondatrice du club.
Vous assistez aussi aux entraînements ?
Absolument… il m’arrive même de courir avec eux, pour le plaisir ! (rires)
En tant que supporter, pensez-vous que les Aubervilliers du FCM peuvent grimper cette saison ?
Je suis président honoraire du club et je rêve de les voir monter. Je souhaite la même chose à tous les clubs de banlieue.
En dehors de la FCMA, soutenez-vous d’autres clubs amateurs ?
J’ai de l’affection pour tous les clubs de banlieue, sans exception.
Votre plus grand souvenir en tant qu’éducateur ?
Ce sont tous les moments partagés avec les enfants. Sept ans à encadrer débutants et poussins, ça forge des souvenirs.
Comprenez-vous la popularité de ce sport ?
Oui, sans hésiter. Le football ne demande ni statut social, ni origine particulière. Il rassemble.
Le football favorise l’intégration, la diversité. Mais pourquoi, selon vous, le monde amateur reste-t-il moins visible ?
La fédération aurait intérêt à soutenir davantage les clubs amateurs. Sans eux, pas de clubs professionnels.
Votre regard sur le football amateur ?
Il faut aider ces clubs à former de véritables éducateurs, capables d’accompagner les jeunes.
Qu’est-ce qui compte le plus dans le football ?
La technique compte, mais tout ne se joue pas là. L’intelligence de jeu, la créativité sur le terrain, c’est ça qui fait la différence.
En Ligue 1, quel club a votre préférence ?
Je suis amateur de beau jeu avant tout, sans préférer une équipe en particulier.
Avez-vous déjà joué à Marseille ?
Oui, bien sûr. J’ai un vrai attachement à cette ville.
La rivalité entre Paris et Marseille, Nord et Sud, vous semble-t-elle saine ?
Une rivalité, ça crée de l’engouement. C’est le sel du championnat.
Quand avez-vous porté des pointes pour la dernière fois ?
Mercredi dernier, parce que mes baskets étaient trouées (rires). Je rejoins les poussins à l’entraînement à Aubervilliers ce jour-là.
Vous n’avez jamais envisagé une carrière de footballeur ?
Non, ça n’aurait pas été possible. J’avais la technique, mais je suis de petite taille, ça limite.
Aimeriez-vous jouer un footballeur dans un film ?
Oui, sans hésitation !
La carrière d’un comédien est-elle plus compliquée que celle d’un footballeur ?
Chaque parcours a ses défis, un début, une fin. La différence, c’est que la carrière d’un comédien dure parfois plus longtemps.
Quel est, selon vous, le meilleur réalisateur aujourd’hui ?
Djamel Bensalah sans hésiter.
Pensez-vous qu’il ferait un bon entraîneur ?
Oui, il a tout pour réussir dans la gestion d’équipe !
Quel footballeur vous fait rire ?
Souleymane Diawara. Il a toujours une blague à sortir, il sait détendre l’atmosphère.
Au fond, derrière la lumière des projecteurs et les rires du public, Booder rappelle qu’il existe encore des artistes capables de tracer leur propre sillon sans rien sacrifier de leur authenticité. Le mystère qui entoure sa compagne reste entier, mais l’humoriste, lui, avance, fidèle à ses valeurs, loin des conventions imposées par la célébrité. Qui sait, peut-être qu’un jour, il écrira lui-même la suite de cette histoire que tant de gens aimeraient lire.