Finance

Bien choisir son plan épargne retraite selon ses besoins

Le meilleur PER n’existe pas. Pas plus que la solution universelle pour préparer sa retraite. Le gouvernement, en lançant le Régime d’épargne-retraite (RIP), a voulu dépoussiérer un paysage trop fragmenté, en multipliant les conditions de sortie et en boostant les avantages fiscaux. On assiste alors à la généralisation de la sortie en capital et à une palette plus large de réductions d’impôt. Le PER, désormais au cœur des débats sur la capitalisation, intrigue : comment fonctionne-t-il réellement ? L’épargne-retraite, c’est pour qui, comment, et surtout, pourquoi ? Et si ce n’était pas la seule piste à explorer ?

Passons en revue les PER les plus convaincants, sans oublier quelques alternatives souvent plus adaptées que ce que laissent croire les discours officiels.

CONTRAT Versement INITIAL DEMANDE DE DOCUMENTATION
Esprit Linxea PER 500 € Documentation PER Linxea Spirit ‘data-order=’Documentation PER Linxea Spirit ‘>Documentation PER Linxea Spirit
1 PER Placement direct 900 € Documentation PER Placement Direct ‘ data-order=’ Documentation PER Placement Direct ‘> Documentation PER Placement Direct
2 Linxea Suravenir PER 1000€ Documentation Linxea Suravenir PER ‘data-order= » Documentation Linxea Suravenir PER » > Documentation Linxea Suravenir PER
3 Yomoni PAR 1000€ Documentation Yomoni PER ‘data-order= » Documentation Yomoni PER ‘> Documentation Yomoni

PER : comprendre l’épargne-retraite

Les dispositifs d’épargne-retraite sont conçus pour mettre de côté, régulièrement, des fonds destinés à compléter vos revenus une fois l’âge de la retraite venu. Ces placements prennent appui sur divers supports, souvent des fonds d’actions ou des obligations, à l’image de ce qu’on trouve en assurance-vie. Les fameuses unités de compte permettent d’investir sur les marchés, tandis que certains contrats proposent aussi un fonds en euros plus sécurisé.

Dans l’immense majorité des cas, l’argent placé reste bloqué jusqu’à la retraite. L’objectif : constituer un matelas financier, versé ensuite en capital ou sous forme de rente viagère, un paiement régulier jusqu’à la fin de vie.

Panorama des anciens régimes d’épargne-retraite

Avant la réforme, le paysage était morcelé et chaque catégorie professionnelle avait son produit phare :

Le PERP

Le Plan d’épargne-retraite populaire (PERP) ressemblait à une assurance-vie, mais avec une contrainte forte : l’épargne restait bloquée jusqu’à la retraite, sauf exceptions. Les versements pouvaient être déduits du revenu imposable dans certaines limites. Arrivé à la retraite, le capital se transformait en rente, imposée comme un revenu classique. Un PERP était accessible à tous.

Le PERCO

Le Plan d’épargne-retraite collectif (PERCO) était réservé aux salariés dans les entreprises l’ayant mis en place. Les employeurs pouvaient verser un abondement en complément de l’effort d’épargne des salariés. Ici, l’épargne était aussi bloquée jusqu’à la retraite, mais la fiscalité différait : pas de réduction d’impôt à l’entrée, possibilité de récupérer tout le capital à la sortie, et seuls les prélèvements sociaux s’appliquaient sur les plus-values.

L’article 83

Certains employeurs mettaient en place pour une partie de leurs salariés un régime article 83, alimenté par des cotisations obligatoires et, éventuellement, des versements volontaires. Le principe restait identique : épargne bloquée, sortie uniquement en rente, cotisations déductibles à l’entrée, rente imposée à la sortie.

Les contrats Madelin

Les indépendants avaient leur propre solution : le contrat Madelin. Il offrait un cadre fiscal avantageux pour préparer sa retraite, avec la possibilité de compléter le contrat par des garanties incapacité, décès ou perte d’emploi. Les versements étaient déductibles mais, comme pour les autres dispositifs, la rente perçue à la sortie était imposable.

Le nouveau dispositif : le PER

Les différents compartiments du PER

Le PER regroupe désormais ces anciens dispositifs sous une seule enveloppe, avec plusieurs compartiments distincts : le PER individuel (PERIN), que chacun peut ouvrir à titre personnel ; le PER collectif (PERECOL), proposé par l’entreprise de façon facultative ; le PER obligatoire (PERO), destiné à certains salariés et alimenté par des versements imposés par l’employeur.

Concrètement, chaque PER peut accueillir, selon les cas :

  1. des versements volontaires
  2. des sommes issues de l’épargne salariale (intéressement, participation, compte épargne-temps…)
  3. des versements obligatoires (équivalent de l’article 83)

Naturellement, tous les compartiments ne sont pas présents dans chaque contrat : impossible, par exemple, d’avoir un compartiment « versements obligatoires » sur un PER individuel.

Sortir son argent du PER : comment ça marche ?

Des cas de déblocage élargis

Le principe du PER reste simple : l’épargne est destinée à la retraite et doit donc rester investie jusqu’à cette échéance. Mais la liste des cas permettant de débloquer les fonds a été élargie par rapport aux anciens produits, notamment en cas :

  • décès du conjoint ou partenaire de Pacs
  • surendettement
  • fin des droits à l’assurance-chômage
  • liquidation judiciaire de l’entreprise du titulaire

Un autre motif de déblocage concerne l’acquisition de la résidence principale, mais cela ne s’applique qu’aux sommes issues des versements volontaires et de l’épargne salariale.

Sortie en capital ou en rente

Au moment de la retraite, l’épargnant peut choisir entre percevoir un capital ou une rente viagère. La sortie en capital est désormais possible sur les compartiments « versements volontaires » et « épargne salariale », une nouveauté appréciable, car le PERP n’autorisait que la rente.

Régime fiscal du PER : ce qu’il faut savoir

Fiscalité des versements volontaires

La fiscalité du PER dépend de la nature des sommes versées, non du type de PER (individuel, collectif ou obligatoire). Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable. Mais attention : la contrepartie, c’est que la sortie, en capital ou en rente, sera elle-même imposée. Cette option se révèle pertinente pour ceux qui sont aujourd’hui fortement imposés et anticipent une baisse de leur taux d’imposition à la retraite. Dans ce cas, l’économie d’impôt à l’entrée permet d’investir davantage, et la fiscalité différée devient un avantage réel.

Il reste possible de ne pas demander la déductibilité des versements volontaires. Paradoxalement, ce choix peut s’avérer judicieux dans certains cas, selon sa situation fiscale.

Fiscalité de l’épargne salariale et des versements obligatoires

L’épargne salariale bénéficie d’une fiscalité allégée : en cas de sortie en capital, seules les cotisations sociales sont dues sur les plus-values. En cas de sortie en rente, la fiscalité s’applique. Quant aux versements obligatoires, la rente issue de ces sommes reste imposable.

Il faut reconnaître que l’ensemble paraît complexe au premier abord. On comprend pourquoi tant de personnes s’y perdent.

Quels sont les meilleurs PER ?

Voici, selon moi, les contrats les plus attractifs :

  1. Linxea Spirit PER
  2. PER Placement Direct
  3. Linxea Avenir PER
  4. Yomoni PER

ETF et gestion pilotée : deux critères à surveiller

Longtemps, il a fallu patienter pour accéder à des PER vraiment compétitifs. Aujourd’hui, de belles options émergent. Pourtant, la plupart des PER n’offrent pas encore l’accès aux ETF (trackers), qui restent le support le plus performant à long terme. Côté gestion, deux choix principaux : gérer soi-même son allocation, ou déléguer à un professionnel. La gestion pilotée est séduisante : l’exposition aux actions diminue progressivement à mesure qu’on approche de la retraite, ce qui sécurise l’épargne. Mais attention : la majorité des gestions pilotées reposent sur des fonds actifs coûteux (généralement plus de 2 % de frais annuels), alors que les ETF sont bien moins chers.

Yomoni, par exemple, propose une gestion déléguée avec des frais totaux autour de 1,6 % par an, bien inférieurs à la moyenne du marché.

Linxea Spirit PER : la référence

Ce contrat se distingue par :

  • Des frais réduits à 0,5 % par an sur les unités de compte ; difficile de faire mieux sur le marché, surtout en gestion autonome.
  • Un choix étendu d’ETF, dont certains à des frais planchers. Quelques exemples :
    • Amundi S&P 500 ETF : 0,05 % de frais annuels
    • Amundi MSCI World ETF : 0,08 % de frais annuels
  • Un fonds en euros performant

À cela s’ajoute l’accès à des SCPI, à des fonds de private equity, et même à des actions en direct (Apple, Google, LVMH…).

PER Placement Direct : un autre très bon choix

Ce contrat, assuré par Swiss Life, cumule les avantages :

  • Frais d’entrée et d’arbitrage à 0 %
  • 0,60 % de frais de gestion annuels en gestion libre
  • Catalogue étoffé d’ETF
  • Un fonds en euros solide

En 2020, une allocation avec plus de 60 % en unités de compte permettait d’obtenir un rendement de 2,7 % pour les encours inférieurs à 250 000 €, et 2,9 % au-delà. Rares sont les contrats capables d’afficher de tels chiffres.

Linxea Avenir PER : polyvalence et efficacité

Ce PER, développé avec Suravenir, affiche de sérieux arguments :

  • Frais de gestion contenus (0,6 %/an)
  • Plus de 50 ETF référencés
  • Un fonds en euros performant
  • Option de rééquilibrage automatique très utile, souvent absente ailleurs

Yomoni PER : la gestion déléguée incarnée

Yomoni se charge de tout : définition de votre profil de risque, choix des ETF parmi un univers de 5 000, suivi de l’allocation jusqu’à la retraite. L’expérience utilisateur est particulièrement soignée, dès l’inscription. Les frais globaux oscillent entre 1,4 et 1,6 % par an. Certes, c’est un peu plus que la gestion 100 % autonome (moins de 1 %), mais la tranquillité d’esprit est au rendez-vous. Cela reste bien moins cher que la gestion déléguée classique, dont les frais dépassent souvent 2,5 % par an.

Les limites du PER

Le PER n’est pas un produit miracle. Il faut bien mesurer ses contraintes avant de s’engager.

Un avantage fiscal à relativiser

La déduction fiscale à l’entrée, si séduisante en apparence, s’accompagne d’une taxation à la sortie. L’intérêt du dispositif dépend donc fortement de l’évolution de sa tranche fiscale. À moins d’être certain de voir son taux d’imposition baisser nettement à la retraite, l’avantage est parfois illusoire.

Accès aux ETF : encore trop rare

Peu de PER sans frais d’entrée proposent un accès direct aux ETF. Pourtant, la différence de frais avec les fonds traditionnels peut atteindre 1,7 point de rendement annuel. D’où l’intérêt de sélectionner un contrat qui référence des ETF.

Le piège du produit tunnel

Souscrire un PER, c’est accepter de bloquer son épargne pour de longues années. Les assureurs s’engageront-ils à maintenir leurs conditions ? L’État tiendra-t-il ses promesses fiscales ? Difficile de parier sur la stabilité du cadre fiscal français sur plusieurs décennies. Là où l’assurance-vie ou le PEA offrent une souplesse de retrait, le PER reste verrouillé.

Un dispositif toujours complexe

Ce tour d’horizon ne livre qu’une synthèse. Les mécaniques du PER restent ardues à démêler. Le site officiel du gouvernement fournit des explications complémentaires pour ceux qui souhaitent aller plus loin.

Diversifier son épargne-retraite : d’autres pistes à explorer

On peut parfaitement préparer sa retraite sans enfermer son argent dans un produit verrouillé. Investir, tout simplement, dans l’immobilier ou en actions, reste une stratégie pertinente. Voici deux enveloppes fiscales à ne pas négliger :

  • Le PEA (Plan d’épargne en actions), qui combine fiscalité douce, frais limités et accès aux ETF
  • L’assurance-vie, un peu plus chère que le PEA mais plus souple, notamment sur la transmission. Les meilleurs contrats ouvrent aussi l’accès à des ETF

À retenir pour l’épargnant d’aujourd’hui : quelle stratégie adopter ?

PER : l’option pour les foyers lourdement fiscalisés

En général, toute promesse de produit défiscalisé mérite d’être analysée avec prudence. Le PER reste pertinent pour ceux qui subissent une forte pression fiscale et espèrent la voir diminuer à la retraite. À l’approche du départ, le risque de rester bloqué dans un produit inadapté s’amenuise, et la visibilité sur la fiscalité de sortie s’améliore. Par ailleurs, le PER peut servir à financer l’achat de la résidence principale ou à anticiper une transmission.

Attention toutefois : il existe un plafond de déduction (10 % du revenu net de l’année précédente, dans la limite de 31 786 €). Le PER n’aura donc qu’un impact marginal sur votre retraite, ou constituera une aide ponctuelle lors d’un achat immobilier.

Le PER s’impose comme un outil complémentaire. Il ne remplacera jamais une stratégie patrimoniale diversifiée.

Regarder aussi les alternatives

Des solutions plus simples, moins coûteuses et plus flexibles existent : le PEA et l’assurance-vie, notamment. Pas d’engagement à long terme : la règle change ? On peut sortir sans contrainte.

L’épargne salariale mérite également qu’on s’y attarde. Les abondements des entreprises sont souvent avantageux et peuvent couvrir une partie des frais. Si votre employeur transforme un PERCO en PER collectif, cela mérite réflexion.

En résumé, rien n’interdit de s’appuyer sur plusieurs dispositifs, selon ses besoins et son profil d’épargnant.

Opter pour un PER compétitif : frais réduits et accès aux ETF

Pour tirer le meilleur du PER, il convient de privilégier les contrats aux frais contenus et proposant un large choix d’ETF. Voici les options phares du moment :

  1. Esprit Linxea PER
  2. Suravenir PER
  3. PER Placement Direct
  4. Yomoni PER

L’avenir appartient à ceux qui prennent le temps de choisir une stratégie adaptée, sans se laisser enfermer dans des solutions toutes faites.

Questions fréquentes sur le PER (Régime d’épargne-retraite)

Comment fonctionne le PER ? Le PER permet d’épargner pour la retraite tout en bénéficiant d’un avantage fiscal : les versements individuels sont déduits du revenu imposable, ce qui est particulièrement intéressant pour les contribuables fortement imposés. À la sortie, on peut choisir entre une rente (revenu régulier à vie) ou le versement d’un capital. Attention, chaque option s’accompagne de règles fiscales spécifiques. Il est important de prendre en compte les versements que votre entreprise pourrait effectuer pour vous, car ils pèsent dans le choix du produit. Le PER remplace les anciens dispositifs : PERP, contrat Madelin, PERCO, article 83.

Quel est le meilleur PER ? Selon Saver 3.0, le podium est composé du Linxea Spirit PER, du PER Placement Direct, du Suravenir PER et du Yomoni PER. Ces trois premiers affichent des frais de gestion très compétitifs (0,5 % par an pour Linxea Spirit) et donnent accès aux ETF, incontournables pour investir en actions. Pour ceux qui préfèrent la gestion déléguée, Yomoni tire son épingle du jeu.

Pourquoi ouvrir un PER ? Le PER convient particulièrement aux salariés à revenus élevés et aux indépendants imposés, car l’économie d’impôt réalisée à chaque versement n’est pas négligeable. Il faut néanmoins intégrer la fiscalité sur la rente ou le capital récupéré à la retraite. À terme, ces sommes représentent un complément de revenu non négligeable pour les dépenses à venir. Compte tenu de la durée d’engagement, choisir un contrat performant et transparent est primordial.

Peut-on transférer un PERP, Madelin, PERCO ou autre dispositif vers un PER ? Oui, contrairement à l’assurance-vie, il est possible de transférer un ancien dispositif d’épargne-retraite vers un PER, que ce soit à titre individuel ou collectif. Attention aux frais de transfert, qui peuvent être significatifs. La procédure implique de prévenir l’ancien et le nouvel établissement et peut prendre un certain temps. Cela dit, les PER actuels, plus compétitifs, rendent l’opération intéressante pour beaucoup d’épargnants.