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Pourquoi le Samsung Galaxy S10 séduit même les fidèles de OnePlus

The distracted boyfriend meme with the girl in the red dress being the Samsung Galaxy S10, the man being the author, and the girlfriend being OnePlus.

Avis posté parC. Scott Brown

Impossible de le cacher : j’ai longtemps eu un faible pour les téléphones OnePlus. Difficile de ne pas louer leur soin du détail, leur capacité à proposer du haut de gamme sans faire exploser la facture. Et puis il y a OxygenOS, cette surcouche Android épurée qui me séduit toujours autant.

Mais il faut bien reconnaître que le Samsung Galaxy S10 affiche des arguments redoutables.

Il y a peu, j’ai mis les pieds dans l’un des nouveaux Samsung Experience Stores aux États-Unis. L’occasion de prendre en main les trois modèles S10 : Galaxy S10, S10 Plus et S10e. Verdict immédiat : ces téléphones m’ont bluffé.

En quittant la boutique, je me suis surpris à envisager l’achat d’un Samsung. Pour être honnête, l’idée ne m’avait pas traversé l’esprit depuis des années. Un peu comme croiser par hasard une ancienne passion, et soudain se demander si le passé pourrait ressurgir, même si la raison murmure : « Ne recommence pas, tu sais comment ça finit. »

Voilà pourquoi le Galaxy S10 pourrait bien me détourner un temps de mon fidèle OnePlus, même si, vous allez le voir, la bascule n’est pas si simple.

Ce qui pourrait me faire craquer pour le Samsung Galaxy S10

Samsung Galaxy S10 vs OnePlus 6T camera

Petit retour en arrière : le dernier Samsung que j’ai vraiment utilisé, c’était un Galaxy S4, acheté en 2013. Avant cela, j’étais passé par le S3, un de mes appareils favoris, et même par le tout premier Galaxy S.

À l’époque, j’aimais bien leur format et toutes ces options avancées. Mais j’avais un problème majeur avec TouchWiz, la surcouche maison de Samsung. J’ai tenté de m’y faire, à chaque génération. En vain.

Résultat : sur chaque appareil Samsung, je finissais par installer CyanogenMod dès que possible, pour échapper à TouchWiz. Pratique, certes, mais fastidieux à force.

Lorsque OnePlus a débarqué avec son OnePlus One, j’ai cru à une révélation : un smartphone aussi puissant qu’un Galaxy S, livré directement avec CyanogenMod, et vendu autour de 300 dollars. J’ai sauté sur la première invitation, acheté l’appareil, et laissé Samsung derrière moi sans regret.

Mais les années ont passé, et Samsung n’a pas chômé côté logiciel. One UI a vu le jour, et l’écart avec OnePlus s’est resserré sur certains aspects techniques.

One UI, c’est un autre monde comparé à TouchWiz ou Samsung Experience. Trop mignon à mon goût, peut-être, mais clairement plus sobre, plus intuitif, et franchement agréable à l’usage. Samsung a compris qu’il fallait adapter l’interface à nos usages réels, pas à une vision figée du smartphone. Une vraie évolution centrée sur l’utilisateur.

En parlant de nouveautés marquantes, le Galaxy S10 embarque un capteur d’empreintes digitales à ultrasons directement sur l’écran. Pour moi, c’est un atout majeur. Je l’avais déjà mentionné dans mon article sur les essentiels de mon smartphone : devoir soulever le téléphone pour déverrouiller avec un capteur à l’arrière, ça me lasse. Actuellement, le lecteur sur l’écran de mon OnePlus 6T fait partie de ce que je préfère. Mais d’après ce que j’ai vu, la technologie à ultrasons de Samsung semble encore plus efficace.

Autre détail appréciable : le bouton physique personnalisable. C’est Bixby qui s’affiche par défaut, mais Samsung fait enfin confiance à ses utilisateurs et permet de réassigner ce bouton à n’importe quelle application ou fonction. Un appui simple, une double pression, et on ouvre ce qu’on veut. Rien que l’idée, j’en vois déjà les usages possibles.

Il y a aussi toutes ces petites choses qui rendent le S10 difficile à ignorer : prise casque, recharge sans fil, triple capteur photo à l’arrière, là où le OnePlus 6T fait l’impasse. Et pour ceux qui aiment choisir, le S10 existe en version Plus avec jusqu’à 12 Go de RAM et 1 To de stockage interne.

En résumé, face à tant d’arguments techniques, le OnePlus 6T commence à accuser le coup.

Ce qui me retient du côté de OnePlus

OnePlus 6T vs Samsung Galaxy S10e

Interface revisitée, capteur à ultrasons, innovations en série… Le Galaxy S10 a de quoi séduire. Mais plusieurs points continuent de me freiner.

La première raison saute aux yeux : le prix. Mon OnePlus 6T, version la plus musclée (8 Go de RAM, 256 Go de stockage), m’a coûté 630 dollars. De son côté, la version la plus accessible du Galaxy S10e s’affiche déjà à 749 dollars. Pour avoir un S10 avec des caractéristiques proches de mon 6T, il faudrait débourser au minimum 850 dollars. Et si je voulais la totale, il faudrait viser le S10 Plus à 1 250 dollars, le double de ce que j’ai payé chez OnePlus.

Connexe :A qui s’adresse le Samsung Galaxy S10e ?

En prime, le S10e ne propose pas le capteur d’empreintes à ultrasons (il est sur la tranche), donc pour cette option, c’est le S10 standard qu’il faut viser, et là, la facture grimpe à 1 150 dollars si je veux 512 Go de stockage.

Côté tarif, OnePlus réussit à proposer un smartphone quasi équivalent à Samsung pour deux fois moins cher. Pas besoin de faire un dessin.

Autre point à prendre en compte : la taille des appareils. Le OnePlus 6T est plus grand que le Galaxy S10 et le S10e. Si je voulais retrouver ce gabarit, il me faudrait le S10 Plus, ce qui ferait encore grimper la note.

Pour illustrer la différence de coût, imaginons : même en revendant mon 6T à 550 dollars (le prix observé sur Swappa), il me resterait encore 700 dollars à débourser pour un S10 Plus. Difficile de justifier une telle dépense, même pour un passionné.

Il faut aussi reconnaître que la famille Galaxy S10 permet d’ajouter une carte microSD, contrairement à OnePlus. Pratique pour ceux qui veulent étendre leur stockage, même si les performances restent inférieures à une mémoire interne haut de gamme.

Mais ce n’est pas tout : les mises à jour logicielles jouent aussi dans la balance. Samsung s’est nettement amélioré ces dernières années, mais OnePlus reste plus réactif. Exemple : OnePlus a mis 45 jours pour livrer Android 9 Pie sur le OnePlus 6, alors que Samsung a pris plus de six mois pour faire la même chose sur un Galaxy S9 non verrouillé. Même en supposant que Samsung accélère, il y aura toujours un retard.

La question devient alors : combien de temps faudra-t-il attendre pour voir Android Q débarquer sur le Galaxy S10 ?

Un point de design qui me chiffonne : l’encoche « goutte d’eau » du OnePlus 6T me paraît bien plus élégante que les perforations Infinity-O du Galaxy S10. Ce n’est pas rédhibitoire, mais je trouve le rendu moins harmonieux. L’encoche façon iPhone XS sur le OnePlus 6 (ou la « baignoire » du Pixel 3 XL) me déplaisait franchement, mais l’Infinity-O ne me convainc pas non plus. Pour moi, la petite goutte d’eau du 6T apporte une vraie symétrie à l’appareil.

Malgré ces réserves et le surcoût, il faut reconnaître que le Galaxy S10 atteint un niveau de finition difficile à ignorer. Ceux qui n’ont pas touché à un Samsung depuis longtemps risquent d’être surpris : la gamme a bien changé, et le S10 n’a plus grand-chose à voir avec les modèles d’hier.

Alors, est-ce que OnePlus parviendra à me retenir avec le OnePlus 7 ? Rien n’est sûr. À défaut, je garderai sans doute un œil sur les futures promos du Galaxy S10 Plus, sait-on jamais, la tentation n’est jamais loin.

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