Trottinette électrique : l’assurance est obligatoire, et les risques sont bien réels
En dix ans, plus de 5 millions de trottinettes électriques ont été vendues en France. Avec 700 000 unités écoulées en 2025 pour un marché qui génère près de 275 millions d’euros, la micromobilité a profondément transformé les déplacements urbains. Pourtant, une obligation légale reste largement méconnue des utilisateurs : celle de s’assurer avant de rouler sur la voie publique.
Ce que la loi impose, sans exception
Toute trottinette électrique circulant sur la voie publique doit être couverte par une assurance responsabilité civile. Ce n’est pas une recommandation, c’est une exigence du Code des assurances. Rouler sans couverture expose à des sanctions et, surtout, à devoir assumer seul les conséquences financières d’un accident causé à un tiers, parfois pour des montants très élevés.
Depuis le 1er avril 2024, la vignette papier et l’attestation d’assurance ne sont plus requises physiquement. Le contrôle se fait désormais via le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), un registre numérique national. Cela simplifie les démarches, mais ne change rien à l’obligation elle-même.
Une idée reçue circule encore beaucoup : l’assurance habitation couvrirait la trottinette électrique. Ce n’est pas le cas. Les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) relèvent d’une catégorie spécifique qui nécessite un contrat dédié. Pour comparer les options disponibles, un article sur l’assurance trottinette électrique publié par Corse Matin détaille notamment l’offre d’April Moto, accessible dès 5 euros par mois.
Une sinistralité qui ne laisse plus de place au doute
Les chiffres d’accidentologie renforcent l’urgence du sujet. En 2024, 45 personnes ont perdu la vie sur une trottinette électrique en France, un bilan qui a plus que quadruplé depuis 2019. Les accidents impliquant ces engins ont bondi de 58 % sur l’année écoulée, et la tendance n’a pas montré de signe d’inversion au premier semestre 2025. Ces accidents se concentrent principalement en agglomération, là où la densité de circulation est la plus forte.
Avec plus de 3 millions d’unités en circulation, le potentiel de sinistres est considérable. Pourtant, une large partie des utilisateurs roulent sans aucune protection assurantielle, souvent par méconnaissance de la loi ou en croyant, à tort, être couverts par leur contrat multirisque habitation.
L’offre d’April Moto présente une particularité notable : le contrat e-Trottineur couvre l’utilisateur et non l’engin. Qu’on roule avec sa propre trottinette ou avec celle d’un tiers, la couverture reste active. Pour les utilisateurs occasionnels ou ceux qui empruntent régulièrement différents modèles, c’est un point concret qui change la donne.