Les essentiels à connaître pour le voyage d’un mineur sans parents
Depuis 2017, un mineur non accompagné d’un titulaire de l’autorité parentale ne peut plus quitter la France sans autorisation officielle. Un formulaire CERFA spécifique s’impose, même pour les voyages scolaires ou familiaux. L’autorisation de sortie du territoire (AST) reste valable pour un an maximum, quel que soit le nombre de déplacements durant cette période.La signature d’un seul parent suffit, mais une pièce d’identité du signataire doit systématiquement accompagner l’enfant lors du passage aux frontières. Toute inexactitude ou absence de document entraîne l’interdiction de quitter le territoire, sans exception liée à la destination ou au motif du voyage.
Voyager sans ses parents : ce que dit la loi pour les mineurs
Faire partir un mineur voyager sans parents ne laisse aucune place à l’approximation. Depuis sept ans, la France a durci sa position : toute sortie du territoire d’un enfant non accompagné par un représentant légal implique la présentation de l’autorisation de sortie du territoire (AST) et d’une pièce d’identité. Peu importe la destination, la règle ne varie pas : Espagne, Allemagne, Maroc ou Canada, les exigences demeurent.
Le formulaire CERFA n°15646*01, imposé par la réglementation, doit être rempli et signé par le parent ou tuteur détenteur de l’autorité parentale. L’administration ne transige pas, et le moindre oubli, comme l’absence de la copie d’identité du signataire, bloque le passage à la frontière. Si chaque pays de l’UE applique ses propres protocoles, la France, elle, applique systématiquement le plus strict.
Pour préparer le départ d’un enfant mineur, voici les documents à réunir sans exception :
- Formulaire autorisation de sortie du territoire dûment rempli et signé
- Copie de la pièce d’identité du parent qui signe
- Document d’identité valide pour le mineur
Le but ? Prévenir les fugues et les enlèvements, garantir une égalité entre ceux qui détiennent l’autorité parentale. Un oubli, une faute de frappe, et le billet d’avion s’évapore. Les contrôles sont systématiques, sans dérogation selon la destination ou le contexte : embarquement, frontière, tout le monde passe à la même moulinette. Les séjours scolaires, les compétitions ou les voyages associatifs ? Même combat, aucune tolérance n’est admise.
Quels documents sont indispensables pour quitter le territoire ?
Faire traverser une frontière à un mineur sans parents demande une préparation rigoureuse. La combinaison de pièces à fournir peut varier, mais le socle reste invariable. À chaque déplacement, il faut présenter une Carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité. Que la destination soit dans l’Union européenne, en Suisse ou ailleurs, la rigueur reste la même.
À ce binôme s’ajoute l’AST signée et la copie de la pièce d’identité du parent qui l’a signée. À chaque étape : aéroport, embarquement, contrôle aux frontières, les vérifications s’enchaînent, aucune souplesse, pas de passe-droit.
Pour les enfants étrangers résidant en France, la liste s’allonge : il faut ajouter un document de circulation pour étranger mineur ou une carte de séjour. Et il n’est jamais possible de voyager avec des papiers périmés. Passeport ou carte d’identité : tout doit être valide, quoi qu’il arrive.
Pour faire le point, voici ce qu’il faut impérativement réunir avant le départ :
- Carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité
- Autorisation de sortie du territoire (AST)
- Copie de la pièce d’identité du parent signataire
- Pour les mineurs étrangers : document de circulation ou carte de séjour
Attention : certains pays hors Union européenne réclament un visa en plus. Les consulats et sites officiels détaillent précisément les formalités à respecter ; la moindre pièce manquante et le voyage s’arrête avant même d’avoir commencé.
Comment obtenir une autorisation de sortie : étapes et conseils pratiques
Obtenir une autorisation de sortie du territoire (AST) n’a rien de compliqué, à condition de suivre le mode d’emploi. Le parent qui détient l’autorité parentale télécharge le formulaire CERFA n°15646*01 sur le site officiel, l’imprime et le signe. Aucun détour par la mairie, pas de passage devant notaire, sauf si le pays de destination l’exige expressément.
Pour être valide, ce document doit faire apparaître l’identité de l’enfant, celle du parent signataire et les dates de validité (l’AST ne peut pas dépasser un an). Ce formulaire doit être accompagné d’une copie de la pièce d’identité du parent. C’est souvent là que le bât blesse : des départs tombent à l’eau pour une simple pièce oubliée.
Pas question d’écrire une attestation à la main ou d’improviser avec une lettre. Seul le formulaire officiel est reconnu. Selon la destination, consulter le site du consulat ou de l’ambassade permet d’anticiper les éventuelles traductions ou démarches supplémentaires.
En cas de séparation, la signature revient uniquement à celui ou celle qui détient l’autorité parentale. Si un doute subsiste, la justice tranche. Pour transmettre l’autorisation, privilégier l’envoi par courriel avec pièce jointe ou via recommandé, pour garder la preuve de l’envoi.

Cas particuliers, erreurs à éviter et recommandations pour un voyage serein
Autre terrain à ne pas sous-estimer : chaque transporteur impose ses propres règles. Certaines compagnies aériennes fixent un âge plancher, d’autres exigent l’achat d’un service d’accompagnement obligatoire. Avant le départ, mieux vaut consulter les conditions précises de la compagnie choisie. À l’arrivée ou au retour, il arrive qu’un adulte référent doive être désigné pour accueillir l’enfant.
Côté bagages, prudence encore : un enfant seul est vulnérable à la perte ou la détérioration de ses affaires. Une assurance voyage peut sécuriser le rachat d’objets ou la réédition rapide de papiers, un atout en cas de coup dur. Donner à l’enfant une carte prépayée pour gérer les imprévus peut s’avérer salutaire, à condition qu’il sache s’en servir.
Le service d’accompagnement proposé par certaines compagnies encadre l’enfant de l’enregistrement jusqu’à la remise à l’adulte désigné à l’arrivée. Mais attention : dossier incomplet, document manquant, et l’embarquement est refusé, quelle que soit la compagnie.
Pour une préparation optimale, voici quelques recommandations concrètes :
- Préparez un dossier complet : AST, passeport ou carte d’identité, visa si nécessaire, carnet de santé, numéros d’urgence
- Renseignez-vous sur les spécificités de chaque transporteur et sur les options d’accompagnement disponibles
- Vérifiez les exigences du pays de destination à l’avance
Préparer le voyage d’un mineur non accompagné relève d’un vrai travail d’équilibriste, entre vigilance et organisation. Ce sont ces précautions qui font toute la différence et ouvrent la voie à des départs sereins et sans mauvaise surprise. Et si la rigueur semble parfois pesante, elle offre en retour la plus belle des promesses : celle de voir l’enfant franchir les frontières avec confiance, prêt à écrire ses propres aventures.