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Pourquoi investir dans l’or attire toujours autant d’épargnants

L’idée d’un actif qui résiste, même quand le reste plie ou vacille, happe autant les petits épargnants que les investisseurs chevronnés désireux de mettre leur patrimoine à l’abri. Parce que la défiance envers les marchés grimpe à mesure que l’incertitude économique s’installe, l’or, lui, garde une aura singulière. D’année en année, il traverse les tempêtes, échappant aux modes et à l’arbitraire. Voici pourquoi miser sur l’or séduit, et ce qu’il convient de savoir avant de franchir le pas.

Les raisons concrètes de miser sur l’or

Depuis des siècles, ceux qui veulent préserver leur épargne voient dans l’or une sécurité. Ce n’est pas une croyance aveugle : le métal jaune a traversé chaque période de fragilité économique sans sombrer. Alors que monnaies et actifs financiers sont exposés à la moindre décision politique ou bancaire, l’or conserve son autonomie. Aucun dirigeant, aucune institution, ne le contrôle vraiment. Résultat, lors des crises, particulièrement, il devient le refuge vers lequel se tournent spontanément ceux qui veulent protéger leur capital.

Quand tout tangue, l’or résiste

Les événements ne mentent pas : lorsque la pandémie a bouleversé la planète fin 2019, la valeur de l’or s’est envolée. En août, l’once franchit la barre des 2 000 dollars, soit 30 % d’augmentation en seulement quelques mois. De nombreux analystes restent persuadés que cette trajectoire haussière ne s’arrêtera pas demain. Si l’idée d’un placement discret mais robuste séduit, et pour être conseillé avant d’acheter or ou lingot, contactez La Maison Française de l’Or pour sécuriser chaque étape.

Un placement ouvert à tous

Contrairement à l’image réservée aux grandes fortunes, l’or s’ouvre à tous : étudiants, salariés, retraités y trouvent leur place. Il suffit de choisir un format adapté à son budget : pièces, lingots de différents poids, il en existe pour toutes les bourses. Investir dans l’or risque rarement de mettre à genoux ses finances.

Ce métal n’a jamais quitté le haut des classements en matière de demande. Qu’il s’agisse du secteur du luxe, de la joaillerie ou des nouvelles technologies, notamment en Inde, en Chine, en Russie, la demande ne s’essouffle pas. Les banques centrales, tout comme des organismes à l’image du FMI ou de la Banque nationale suisse, étoffent elles aussi régulièrement leurs réserves. Ce courant soutient durablement ses cours, renforçant le socle déjà solide de l’or.

Fiscalité : un cadre avantageux

L’attrait de l’or tient aussi à son cadre fiscal. Aucune TVA à régler lors de l’achat, zéro impôt depuis la suppression de l’ISF en 2018. Quant à la revente, la fiscalité s’allège au fil des ans : après trois ans de détention, 5 % de réduction d’impôt par an, jusqu’à une exonération totale après vingt-deux ans. Et s’il n’y a pas de plus-value ou une vente à perte, la puissance publique n’en réclame pas davantage.

Face à l’immobilier, l’or fait souvent pâle figure en apparence, mais il s’impose par sa souplesse. Aucun acte notarié, ni batteries de taxes, ni démarche complexe lors de la revente. L’immobilier impose prélèvements, rentabilité conditionnée, fiscalité parfois rude ; l’or évite ces complications inutiles.

Ce qu’il faut examiner avant d’investir dans l’or

Un point doit rester en tête : l’or ne génère aucun revenu régulier. Pas d’intérêts, pas de dividendes. Le seul gain, c’est la plus-value possible à la revente si la courbe reste ascendante. C’est donc une stratégie de prudence, davantage qu’un choix de rendement express.

Un bouclier, pas un eldorado

Les spécialistes s’accordent sur ce point : il ne faut pas tout miser sur l’or. Allouer entre 5 et 10 % de son épargne totale offre déjà un véritable coussin sécuritaire. D’autres affinent selon les produits : 20 % pour le compte courant, 50 % pour les livrets, 30 % sur une assurance-vie, le PER ou le PEL. L’idée n’est jamais de tout basculer sur le métal jaune, mais de préserver la robustesse de son portefeuille.

Il faut, de plus, garder une donnée en mémoire : l’or est extrait à partir de gisements limités. Les réserves pourraient ne plus suffire d’ici un quart de siècle. Cette perspective de rareté pourrait bien continuer de tirer les prix vers le haut avec les années, renforçant l’intérêt d’un achat aujourd’hui.

Physique ou papier : choisir le bon support

L’or attire par sa dualité : on peut opter pour le tangible (lingots, pièces, napoléons…) ou investir dans ce qu’on nomme l’or papier. Pour qui aime sentir le concret, acquérir du physique impose de penser à la sécurité : un coffre fiable à la maison peut suffire, mais beaucoup optent pour une banque ou une entreprise spécialisée qui prend en charge l’entreposage. L’essentiel, dans tous les cas, est de conserver le justificatif pour prouver la propriété lors de la revente.

Les épargnants qui doutent de vouloir immobiliser des sommes importantes pourront investir dans des petits lingots, autour de 50 grammes. Ils se revendent plus aisément, alors qu’un lingot de 1 kilo s’adresse plutôt aux très gros porteurs ou aux professionnels.

L’or papier, de son côté, offre une porte d’entrée via des actions minières ou des fonds qui évoluent au gré du marché. C’est un placement plus exposé : il faut accepter la volatilité des marchés boursiers et les aléas liés aux secteurs miniers, parfois frappés par des soubresauts économiques ou réglementaires. Investir sur ce support suppose d’être prêt à suivre le jeu des marchés.

L’or ne promet pas de miracles, mais il conserve ce rôle singulier : traverser les décennies tout en tenant tête à l’incertitude. Reste à chacun de décider quelle empreinte donner à ce métal dans l’histoire de son capital.