Les critères essentiels pour choisir la bonne maison de retraite
Personne ne rêve de quitter son domicile, et encore moins quand la santé vacille. Pourtant, vient un moment où rester seul chez soi n’est plus possible. Quand la question de la maison de retraite se pose, elle s’impose même, il ne s’agit pas seulement de trouver un toit, mais un lieu où la vie continue dignement. Ce choix, souvent déchirant, s’appuie sur plusieurs critères concrets : la localisation, la qualité des soins, le coût, mais aussi le bien-être au quotidien.
L’emplacement et les soins
Le premier point à considérer : le lieu. Quand tout change, garder des repères devient vital. S’installer dans un établissement à distance raisonnable de son entourage, de ses marques, c’est maintenir ce fil qui rattache au passé et facilite les visites. Urbanité ou campagne, l’offre des EHPAD varie, chaque famille adapte alors ses choix à la trajectoire de l’aîné.
Imaginons un senior provençal qui souhaite rester près de ses souvenirs : intégrer une maison de retraite 13 lui offre cette possibilité sans rupture brutale avec son environnement. Mais poser ses valises ne suffit pas. Il faut également mesurer précisément l’autonomie de la personne concernée. Le médecin traitant intervient, avec des outils comme la grille d’évaluation AGGIR, pour cibler les besoins et proposer la prise en charge la plus adaptée. Certaines structures disposent d’unités spécifiques, capables d’accompagner au quotidien les personnes touchées par Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs, en conciliant attention médicale et respect du rythme de chacun.
Le budget et le confort
Il serait naïf d’écarter la dimension financière. Le tarif dépend autant de la région que du niveau de médicalisation, sans oublier la nature des prestations ou le profil, public ou privé, de l’établissement. Anticiper les éventuelles aides, fouiller les dispositifs existants, c’est alléger le poids de la facture. Prendre le temps d’exiger le détail des services inclus et payants constitue le meilleur rempart contre les mauvaises surprises et les coûts cachés.
Les questions de confort quotidien ne sont pas secondaires. La chambre sera-t-elle partagée ou individuelle, existe-t-il des studios pour les plus autonomes, chacun souhaite-t-il profiter d’un coin à lui ou d’une atmosphère collective animée ? Ces choix engagent le bien-être et la qualité des jours. Certains se ressourcent dans l’intimité d’un espace privé, d’autres perdent leur isolement au contact du groupe, retrouvant une présence humaine et des échanges qui faisaient défaut chez eux.
Finalement, choisir une maison de retraite ne devrait jamais se résumer à une simple formalité. C’est la préparation d’une page nouvelle, rythmée par des décisions concrètes : distance, niveau de soins, budget supportable, conditions de vie. Offrir la suite la plus juste à ceux qui nous ont précédés, c’est une exigence, pas un détail. Il y a là tout le défi : permettre à chacun de vieillir debout, et non dans l’oubli.