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25 citations inspirantes d’Alice au pays des merveilles pour égayer votre quotidien

Il y a plus de 150 ans que Lewis Carroll a écrit Alice au pays des merveilles, mais grâce à ses personnages charismatiques, son scénario captivant et ses citations mémorables, il continue de remplir l’imagination des enfants de magie.

Le roman de Carroll, tout comme sa suite Through The Looking Glass et les multiples adaptations cinématographiques, n’ont cessé de fasciner bien au-delà des générations. Des adultes aussi s’y retrouvent, piochant dans ce florilège de citations, tantôt piquantes, tantôt lumineuses, l’éclat singulier de ce conte questionneur. Voici ce qu’on retient au fil des pages et des écrans : une galerie de répliques aussi déroutantes qu’inspirantes, qui battent en brèche le rationnel et éveillent la curiosité.

Tout au long de son aventure, Alice se heurte à la plus grande question : « Qui suis-je dans le monde ? Ah, c’est le grand puzzle. » Les réponses se dérobent, et la Reine des Cœurs l’affirme sans fléchir : « Pourquoi, parfois j’ai cru jusqu’à six choses impossibles avant le petit déjeuner. » Dans l’univers d’Alice, la logique ordinaire perd vite pied : l’improbable devient la marche à suivre.

Les repères glissent, et Alice constate, sans nostalgie : « Je ne peux pas revenir à hier parce que j’étais une autre personne à l’époque. » La Chenille, miroir énigmatique, la déroute d’emblée avec un simple : « Qui êtes-vous ? » Alice se bat pour formuler une identité fuyante : « Je sais à peine, monsieur, juste à l’heure actuelle ; au moins, je sais qui j’étais quand je me suis levée ce matin, mais je pense que j’ai dû être changée plusieurs fois depuis lors. »

Transformations, doutes, instabilité : Alice n’y voit plus très clair : « Comme tous ces changements sont perplexants ! Je ne suis jamais sûre de ce que je vais être, d’une minute à l’autre. » Elle tente de s’expliquer, sans vraiment convaincre : « J’ai peur de ne pas pouvoir m’expliquer, monsieur. Parce que je ne suis pas moi-même, vous voyez ? » Le Chapelier fou, lui, la renvoie à une étrangeté perdue, presque un regret : « Tu étais beaucoup plus… plus muchois. Tu as perdu ta vie. »

Perdue, Alice demande conseil : « Pourriez-vous me dire, s’il vous plaît, où je devrais aller d’ici ? » Le Chat du Cheshire, fidèle à son style, botte en touche : « Cela dépend beaucoup de l’endroit où vous voulez aller. » Lassée, Alice tranche : « Je me fiche d’où. » Le Chat réplique, impitoyable : « Peu importe dans quelle direction vous allez. »

Les personnages n’ont pas leur pareil pour désarçonner. Exaspérée, Alice lâche : « Je ne pense pas… » Le Chapelier tombe alors la sentence : « Alors tu ne devrais pas parler ». La duchesse, de son côté, développe sa vision du monde : « Si tout le monde s’occupait de ses affaires, la Terre tournerait beaucoup plus vite qu’elle ne le fait. » Impossible d’y échapper : la folie est omniprésente. Elle en a conscience : « Mais je ne veux pas aller parmi les fous », s’inquiète Alice. Le Chat l’achève d’un coup de patte : « Oh, tu ne peux pas faire autrement. Nous sommes tous fous ici. Je suis fou. Tu es folle. » Alice tente : « Comment savez-vous que je suis folle ? » Le Chat claque sa logique : « Tu dois l’être, sinon tu ne serais pas venue ici. »

Le Chapelier interroge à voix haute : « Est-ce que je suis devenu fou ? » Alice l’observe, lucide : « J’en ai bien peur. Tu es complètement fou. Mais je vais te confier un secret : toutes les meilleures personnes le sont. » Le Lapin Blanc, pour sa part, prisonnier de la précipitation, note : « Plus je vais vite, plus je prends du retard. »

Le temps aussi s’échappe, changeant de nature : « Combien de temps dure pour toujours ? » s’enquiert Alice. Réponse lapidaire du Lapin Blanc : « Parfois, juste une seconde. » Quant à la Reine des Cœurs, elle impose son rythme : « Ici, il faut courir aussi vite qu’on peut pour rester à la même place. Si tu veux aller ailleurs, il faut courir deux fois plus vite ! »

Dès le début, la chute d’Alice déroute : « En un instant, Alice était emportée, sans jamais vraiment savoir comment elle pourrait ressortir. » L’émerveillement se fait loi, jusqu’à l’exclamation : « Curieux et curieux ! »

Dans le pays des merveilles, même la logique s’emmêle. La duchesse s’aventure dans des phrases en boucle : « Ne vous imaginez jamais de ne pas être autrement que ce qu’il pourrait sembler aux autres que ce que vous étiez ou auriez pu être n’était pas autrement que ce que vous aviez été leur aurait semblé être autrement. » Le roi remet tout à plat : « Commencez par le commencement, et continuez jusqu’à ce que vous arriviez à la fin, puis arrêtez-vous. »

Avec le Chat du Cheshire, l’étrangeté prend une saveur différente : « Je ne suis pas étrange, bizarre, ou fou. Ma réalité est simplement différente de la vôtre. » Insistant, il précise : « L’imagination est la seule arme dans la guerre contre la réalité. »

Plus loin, la Licorne propose une alliance : « Si tu crois en moi, je croirai en toi. Ça te va ? » La Reine des Cœurs, fidèle à son ironie, tacle la mémoire : « C’est une drôle de mémoire qui ne fonctionne qu’en arrière. » Tandis que la tortue, avec son aplomb, pose un axiome loufoque : « Aucun poisson sage n’irait nulle part sans marsouin. »

En relisant ces répliques, une évidence s’impose : il suffit parfois d’une seule phrase surgie d’Alice pour faire vaciller le quotidien. Carroll offre depuis toujours bien plus que des énigmes : il invite à refaire le monde, à titiller le sens commun, et rappelle qu’un trait d’absurde n’a rien perdu de son éclat, peu importe l’époque où l’on ouvre ce livre.