Remplir le formulaire Fcmb facilement en quelques étapes clés
Propriété partagée, indivision, colocation de biens : derrière ces mots, une réalité juridique souvent méconnue. On se retrouve parfois copropriétaire, après une séparation, un héritage ou un projet d’achat commun, sans avoir anticipé toutes les démarches à prévoir pour louer son bien en meublé. Or, pour ouvrir la voie à la location meublée sous ce régime, impossible d’improviser. L’inscription au Registre du Tribunal de Commerce s’impose, et le passage obligé s’appelle formulaire FCMB (Cerfa n° 11924*01).
Ne vous attendez pas à une formalité expédiée en cinq minutes. Remplir ce document demande d’avoir déjà tranché sur plusieurs points qui influenceront directement la rentabilité de votre investissement locatif.
Comment compléter le formulaire FCMB en indivision pour déclarer votre activité de location meublée ?
Commencez par préciser la raison de votre déclaration
Est-ce une création d’activité en indivision, une modification d’une déclaration déjà déposée, ou la notification d’une cessation ? Le formulaire FCMB permet de signaler toutes ces situations au greffe. Soyez vigilant : une case mal cochée, et c’est tout le dossier qui peut dérailler.
Décrivez précisément le bien concerné
Indiquez l’adresse exacte du logement mais aussi la nature précise de l’activité, ici la location meublée. Ces renseignements structurent votre dossier et orientent l’administration sur le régime applicable.
Renseignez les informations pour chaque indivisaire
Sur un seul formulaire, chaque membre de l’indivision doit être mentionné : nom, prénom, adresse. Il faut aussi indiquer à chaque fois s’il s’agit d’une entrée (nouvel indivisaire) ou d’une sortie. Cette étape est incontournable, car elle officialise la composition du groupe de propriétaires vis-à-vis de l’administration.

Un détail à ne pas négliger : si deux personnes mariées sous la communauté légale ou universelle (ou un couple pacsé ayant choisi la gestion commune des biens) veulent déclarer ensemble, ils peuvent le faire directement en créant leur activité à leurs deux noms. Dans ce cas, il ne s’agit plus du formulaire FCMB, mais du formulaire P0i à compléter et déposer.
Quelles options fiscales indiquer sur le formulaire FCMB ?
Pour une location meublée détenue en indivision, impossible de choisir le régime micro-BIC. Le régime réel s’impose à vous :
Voici comment cela se traduit, selon le niveau de vos revenus locatifs :
- Le régime réel simplifié s’applique si vos recettes annuelles ne dépassent pas 247 000 €.
- Au-delà de ce seuil, vous passez au régime réel normal.

Ne pas pouvoir accéder au micro-BIC n’a rien d’un obstacle insurmontable. Dans la majorité des situations, le régime réel vous permet de déduire l’ensemble de vos charges et d’alléger ainsi la fiscalité sur vos loyers perçus.
Autre point à garder à l’esprit : la location meublée échappe en principe à la TVA. Sauf si votre bien est situé dans une résidence de services (pour étudiants, touristes, personnes âgées, etc.). Dans ce cas, la location est soumise à la TVA, ce qui ouvre droit à un remboursement sur un investissement neuf et à la récupération de TVA sur certaines charges. Les modalités varient selon la nature du projet et le profil des investisseurs.
Une fois le formulaire FCMB rempli, quelles démarches ?
Le formulaire FCMB complété doit être déposé au greffe du tribunal de commerce correspondant au lieu du bien loué. Après traitement, vous recevrez votre numéro SIRET, indispensable pour toute activité de location meublée en indivision.
Investir à plusieurs, que ce soit via une SARL de famille, une SCI ou en indivision, implique de choisir le cadre juridique le mieux adapté à son projet. Prendre le temps d’étudier chaque option, de comprendre ses implications fiscales et administratives, c’est éviter bien des déconvenues. Pour ceux qui souhaitent avancer avec sérénité, l’accompagnement de professionnels peut faire toute la différence. Cette étape, souvent négligée, peut transformer l’expérience de la location meublée en véritable levier patrimonial.
Entre déclaration, choix fiscaux et démarches administratives, chaque détail compte. À l’arrivée, la réussite d’un projet locatif partagé ne tient pas au hasard, mais à la précision des démarches engagées dès le départ.