Quand la rémunération devient un vrai moteur de motivation au travail
Les entreprises représentent la somme de leurs employés et les employeurs doivent investir dans la motivation de leurs employés pour stimuler leur adhésion, les conserver et, finalement, être plus performants.
L’enquête Workforce View in Europe 2018, menée par ADP (Automatic Data Processing, pionnier et leader mondial des solutions RH d’entreprise), a interrogé près de 10 000 actifs à travers le continent. Son verdict ne laisse place à aucune ambiguïté : pour près de la moitié des personnes sondées (47 %), la rémunération vient avant tout comme moteur de motivation au travail. Ce pourcentage, stable depuis 2016, confirme la place centrale du salaire dans l’engagement professionnel, et ce, malgré l’avalanche d’initiatives dans les entreprises pour diversifier les leviers de motivation.
La situation en France mérite l’attention : 50 % des salariés français placent la rémunération en tête de leurs motivations professionnelles (voir la figure 1). Un score qui dépasse la moyenne européenne et illustre une réalité sociale où la reconnaissance passe encore souvent par la fiche de paie. À l’Est, les travailleurs polonais sont encore plus nombreux à privilégier la rémunération (58 %), dans un contexte de marché du travail très concurrentiel où l’ascension salariale reste un objectif tangible. À l’inverse, les Suisses, dont le niveau de vie est pourtant l’un des plus élevés du continent, ne sont que 35 % à faire passer le salaire avant tout, signe que, passé un certain seuil, d’autres facteurs entrent en jeu.
Graphique 1, Européen pays où la rémunération est le premier facteur de l’engagement des employés

Mais le salaire n’est pas la seule clé pour donner envie de s’investir. L’autre moitié des Français, par exemple, regarde ailleurs pour trouver du sens à son travail. Qu’est-ce qui compte le plus pour eux ? Voici ce qui ressort de l’étude :
- L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle séduit plus d’un cinquième des répondants (22 %).
- Les relations avec les collègues, pour 21 % des sondés, jouent un rôle déterminant dans l’engagement au quotidien.
Ce besoin d’équilibre varie fortement selon les pays. En Suisse, 31 % des salariés placent la frontière entre vie privée et vie professionnelle au sommet de leurs priorités, loin devant la Pologne, où seuls 15 % partagent ce point de vue. Et si l’on s’intéresse à l’ambiance au travail, là encore, le contraste saute aux yeux : les travailleurs néerlandais accordent une place importante aux relations humaines (30 %), alors que ce critère ne pèse que pour 15 % des Polonais (voir graphique 2).
Graphique 2 : Pays où les salariés placent l’équilibre travail-vie personnelle comme principale motivation
Pour mieux comprendre les ressorts de ces motivations, il faut se pencher sur la méthodologie de l’enquête Workforce View in Europe 2018. Réalisée par Opinion Matters pour le compte d’ADP, elle a rassemblé les réponses de 9 908 actifs répartis dans huit pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suisse. Un panorama large qui offre une photographie précise des attentes des salariés en matière d’engagement et de reconnaissance.
À propos d’ADP : ADP met la technologie au service de l’humain. Partout dans le monde, des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs font confiance à ses solutions cloud et à l’expertise de ses équipes pour gérer les ressources humaines, la paie, la gestion du temps et la conformité. L’idée ? Aider les organisations à révéler le potentiel de chaque collaborateur et à bâtir des résultats durables.
À l’heure où la fidélisation des talents devient un défi permanent, la motivation au travail se dessine comme un équilibre subtil entre le pouvoir du salaire et la force des liens humains. De quoi repenser en profondeur la façon dont on valorise, et inspire, ceux qui font vivre l’entreprise.