Les étapes clés pour devenir infirmière de santé au travail
Effrayé par le sang s’abstenir. La photo de l’infirmière n’est pas très loin. Même s’il ne passe pas ses jours à piquer ses patients, l’infirmière doit avoir son cœur accroché et être en bonne condition physique. Face à la pénurie de personnel, les infirmières sont très occupées et ont souvent de longues journées.
Deux infirmières, Nora et Sylvie, ainsi qu’Alexandre, infirmier libéral, racontent sans détour leur quotidien, la compétition, le choix de l’école, la paie, le sens du métier. Des récits qui en disent long sur une réalité bien loin des clichés.
Quelle est la profession d’infirmière ?
Nora : Traiter les souffrances physiques et psychologiques, soulager, écouter, réconforter, accompagner… chaque patient amène son lot de défis. L’infirmière doit répondre à tout cela, souvent dans l’urgence.
Sylvie : Fournir des soins, rassurer, être le trait d’union entre le médecin et le malade, c’est notre quotidien. L’écoute fait partie intégrante de notre métier.
Alexandre : En tant qu’infirmier libéral, je me rends chaque jour chez mes patients. Il y a les soins, certes, mais aussi ce moment d’échange, essentiel à leur bien-être.
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail ?
Nora : Un sourire rendu par un patient soulagé, voir quelqu’un retrouver un peu de confort grâce à nos gestes, c’est ce qui me porte.
Sylvie : Depuis toujours, je voulais exercer à l’hôpital. Quand un patient repart satisfait, qu’il se sent apaisé, ce simple sourire, c’est une récompense immense.
Alexandre : Ce que j’apprécie le plus, c’est ce lien de proximité. Le contact, l’utilité ressentie à chaque visite, c’est la dimension humaine qui fait toute la différence.
Qu’est-ce que vous aimez le moins dans votre travail ?
Nora : Les conditions sont parfois rudes : sous-effectif, absences non remplacées, et une rémunération qui ne reflète pas toujours l’engagement demandé.
Sylvie : Les horaires à rallonge, la difficulté à concilier vie pro et vie privée, le manque de personnel qui pèse sur l’équipe… Ces réalités pèsent au quotidien.
Alexandre : Les trajets en continu, la fatigue qui s’accumule… Être sur la route, ça use, même si c’est le revers du métier en libéral.
Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?
Nora : Empathie, énergie, ouverture, esprit d’équipe, écoute, rien ne s’improvise et tout s’apprend au fil du temps au contact des patients.
Sylvie : Il faut aimer le contact humain, être réactif, curieux, rigoureux, patient, tout en gardant de la douceur et de l’efficacité dans l’action.
Alexandre : Pour travailler en libéral, il faut aimer que les journées filent, accepter d’être souvent sur la route et savoir s’adapter à chaque situation.
En vidéo « Comment devenir une infirmière ? »
Quelle formation suivre pour devenir infirmière ?
Après le baccalauréat, il faut décrocher le diplôme d’État en soins infirmiers, accessible dans un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) après trois ans d’études. Ce cursus permet d’obtenir un niveau Bac+3, reconnu au plan national.
Y a-t-il un concours pour devenir infirmière ?
Pour intégrer la formation, il faut réussir une sélection. Chaque année, le nombre de places est fixé par le ministère de la Santé. La sélection s’adresse aux candidats de 17 ans au moins, titulaires du baccalauréat ou d’un équivalent. Au programme : deux épreuves écrites et un oral de 30 minutes. La formation alterne cours théoriques et stages pratiques, pour confronter rapidement les étudiants à la réalité du terrain.
Existe-t-il des écoles de soins infirmiers ?
Le passage obligé : l’IFSI. On en trouve partout en France. À noter : des écoles à distance comme Cours Minerve, Educatel ou le CNFDI proposent de préparer la sélection pour entrer en formation d’infirmière.
Quel salaire pour une infirmière ?
La rémunération varie selon le secteur privé ou public. En début de carrière, le salaire tourne autour de 2 000 € bruts mensuels. En fin de parcours, il peut grimper entre 2 800 et 3 000 € bruts mensuels. Les infirmières libérales touchent généralement davantage. Mention spéciale pour celles et ceux qui exercent en outre-mer, où les revenus peuvent atteindre 7 000 € par mois.
Quels conseils donner à celles et ceux qui souhaitent exercer ce métier ?
Nora : Lancez-vous, c’est un métier formidable !
Sylvie : Si vous êtes fait pour ça, foncez. C’est une profession passionnante, et les besoins sont là.
Alexandre : Il faut une vraie vocation, car le métier est exigeant. Il faut parfois apprendre à se protéger face à la lourdeur de certaines situations, surtout auprès des enfants. Mais la reconnaissance d’un patient, un merci sincère, cela vaut toutes les fatigues.
Si vous n’aviez pas choisi ce métier, qu’auriez-vous fait ?
Nora : Peut-être aide à domicile ou aide-soignante : toujours dans l’accompagnement.
Sylvie : Sans doute AES ou AMP, pour continuer à soutenir ceux qui en ont besoin.
Alexandre : J’apprécie le statut de libéral, cette liberté d’organisation au quotidien. Si je n’avais pas choisi ce métier, je me serais tourné vers la kinésithérapie ou l’orthophonie, même si la longueur et la difficulté des études m’auraient fait réfléchir.

Infirmière
Soigner, écouter, rassurer, l’infirmière occupe une place centrale auprès du patient, tout en faisant le lien avec le médecin.

Soutien éducatif et social (AES)
L’AES accompagne au quotidien les enfants, adultes et personnes âgées touchés par la vulnérabilité ou le handicap.

Garde auxiliaire
L’assistant de crèche assure les soins de base : toilettes, petits soins, administration de médicaments, alimentation du nourrisson ou de l’enfant.

EJE (éducateur de jeunes enfants)
L’EJE encadre les enfants et imagine des activités adaptées, que ce soit en crèche, à l’hôpital ou dans des structures spécialisées.

Garde d’enfants
Formée en soins infirmiers, la puéricultrice travaille avec les enfants et leurs familles, et encadre les assistants et éducateurs de jeunes enfants.

Auxiliaire de vie
Que ce soit à l’école ou à domicile, leur mission reste la même : soutenir l’autonomie de la personne accompagnée.

Aide-soignant
Vous souhaitez exercer une profession tournée vers l’humain, où l’aide à l’autre est au cœur du quotidien ? Le métier d’aide-soignant pourrait vous correspondre.

Secrétaire médicale
Accueillir les patients, les renseigner en personne ou au téléphone, telle est la mission du ou de la secrétaire médicale.

Chirurgien
Le chirurgien intervient auprès des patients pour proposer, expliquer et effectuer les soins et actes opératoires adaptés à chaque situation.

Anesthésiste-réanimateur
Si vous avez le sens du contact et le désir de prendre soin des autres, la spécialité d’anesthésiste-réanimateur vous tend les bras.

Ambulancier
Garant du transport des blessés et des malades, l’ambulancier veille au confort et à la sécurité du patient tout au long du trajet.

Médecin
Généraliste ou spécialiste, le médecin accueille, examine, pose des diagnostics, prescrit des examens et définit les traitements adaptés à chaque patient.
Dans ce vaste univers du soin, chaque parcours d’infirmière ou d’infirmier dessine une histoire singulière, tissée d’engagement, de fatigue, mais aussi de ces instants suspendus où un simple merci change tout. Qui sait, peut-être qu’un jour, c’est vous qui écrirez la suite de cette aventure humaine.