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Ce que l’on sait sur la femme d’Enrico Macias

Rien n’efface la brutalité d’une perte, surtout lorsqu’elle s’invite sans demander la permission. Pour Enrico Macias, la mort de sa femme Suzy a marqué un tournant, une bascule silencieuse dans son rapport au destin et à la disparition.

Enrico Macias : Il fait une terrible annonce après la disparition de sa femme Suzy, aujourd’hui le chanteur n’a plus peur de la mort.

Le chanteur s’est ouvert à France Dimanche sur sa nouvelle façon d’affronter l’inévitable. Depuis le départ de Suzy, il s’est forgé une philosophie où la peur ne trouve plus sa place.

Il est devenu stoïque face à la mort, depuis la disparition de sa femme : « Je n’ai plus peur »

Pour lui, il n’y a rien à anticiper ni à redouter : « quand cela doit arriver, cela arrivera ». Les mots sont posés, sans détour, comme une réponse simple à une question qui hante tant de vies.

En 2008, la tragédie s’est abattue sur Enrico Macias avec la perte de Suzy, son épouse. Un séisme intime qui ne laisse aucun répit.

Ce drame a bouleversé l’artiste en profondeur, comme il l’a confié au magazine, dans un numéro paru le vendredi 27 mars.

Victime d’une escroquerie récemment, il partage pourtant ce sentiment inattendu : la peur de la mort s’est éteinte en lui. « Depuis que ma femme est morte dans mes bras, je n’ai plus peur de la mort.

Je sais que c’est entre les mains de Dieu et quand cela doit arriver, ça arrivera ! »

Il poursuit, presque apaisé : chaque être humain détient selon lui une étincelle de divin, et à la mort, l’âme retrouve son origine. « Cette âme revient à Dieu, il nous la ramène », affirme-t-il, avec une forme de sérénité inattendue.

La disparition de Suzy fut une épreuve à double tranchant. Enrico Macias s’est confié sur ce moment d’une intensité rare, lors de l’émission Les Grandes Gueules sur RMC : « Elle est partie deux fois.

Quand elle est morte pour la première fois, on m’a dit qu’elle était morte, puis elle a réexpiré une deuxième fois quand je l’ai tenue dans mes bras », décrit-il, l’émotion à fleur de voix.

De là, il tire une vision renouvelée de la vie : « Je n’ai plus peur de la mort, parce qu’elle était moi-même une seconde. Il n’y a donc aucune raison pour laquelle j’ai peur, alors qu’elle est déjà partie. »

Les projets : sa réponse à la mort

Face à l’absence, Enrico Macias choisit la création. Poursuivre, avancer, faire vivre la mémoire et la musique : telle est sa manière de répondre à la disparition.

Il apparaît notamment dans la deuxième saison de Family Business sur Netflix, aux côtés de Jonathan Cohen. Ce retour à l’écran n’est qu’un volet de ses actualités. Il vient aussi de publier « Enrico Macias & Al Orchestro », un album où il revisite ses premiers titres, modernisés pour une nouvelle génération. Ses standards reprennent vie, et c’est sur scène qu’il aime les partager.

D’ailleurs, une série de concerts est prévue un peu partout en France. L’occasion, pour le public, de retrouver l’artiste et ses chansons indémodables.

Enrico Macias « crié » par Carla Bruni pour un choix personnel

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La vie d’Enrico Macias ne se résume pas à la musique. Il a aussi connu quelques orages médiatiques, comme lors de cet échange inattendu avec Carla Bruni.

Un jour, Carla Bruni l’a contacté, remontée, alors qu’elle était sur le plateau de C à vous. Ce vendredi 22 mars, Enrico Macias participait à l’émission sur France 5, consacrée à son parcours et à ses engagements.

Le programme, intitulé « Enrico Macias : le chanteur de paix », revenait en détail sur ses prises de position et ses combats personnels.

Il y évoque son lien avec Anne Hidalgo, la maire de Paris. Ce choix politique a déplu à Carla Bruni-Sarkozy, qui l’a fait savoir.

« Elle ne l’a pas accepté », rapporte Enrico Macias. Il faut rappeler que l’artiste, qui fêtait ses 80 ans, avait soutenu Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007 et lui était resté fidèle longtemps.

Des images diffusées sur le plateau montrent Enrico Macias chantant son célèbre « ah qu’ils sont jolies filles de Sarkozy, oui qu’ils sont jolies filles de mon pays » au côté de l’ancien président, le soir de l’élection.

Son ralliement à Anne Hidalgo, figure d’un autre bord politique, a été vécu par Carla Bruni comme une infidélité, et elle l’a manifesté sans détour lors d’un appel téléphonique.

« Pour l’intérêt général de la France »

Nicolas Sarkozy, quant à lui, a réagi avec plus de mesure. « Sarkozy ne m’a jamais crié dessus, au contraire. Je lui ai dit que j’allais soutenir Hidalgo, il m’a répondu : “Ça ne me fait pas sauter au plafond, mais fais ce que tu veux.” » raconte Enrico Macias. Il salue l’attitude respectueuse de l’ancien président.

L’artiste, qui a souvent collaboré avec l’ex-mannequin, précise qu’il s’est réconcilié avec Carla Bruni par la suite.

Enrico Macias n’a jamais été prisonnier d’un camp politique. En 1988, il a même travaillé pour François Mitterrand. Gauche, droite : il l’explique simplement, il ne vote pas pour une idéologie, mais pour ce qu’il estime être le bien commun.

Juif, pied-noir, confronté au boycott et à l’antisémitisme, il garde foi dans la force collective et l’optimisme. Lorsque Anne-Elisabeth Lemoine l’interroge sur les tags antisémites visant Simone Veil, il ne minimise rien : il sait que la haine existe, mais il reste convaincu que « collectivement, nous en sortirons tout le temps ».

Enrico Macias a partagé une grande partie de son existence avec Suzy Leyris, également rapatriée d’Algérie, unis par la musique arabo-andalouse et une ouverture aux enfants venus de tous horizons.

Certains destins se tissent dans la douleur et la lumière. Enrico Macias avance, porté par le souvenir, la fidélité à ses engagements, et une détermination à ne pas laisser l’adversité dicter sa route. La scène l’attend, le public aussi : la page n’est pas tournée, elle s’écrit encore, chaque soir, entre deux refrains.