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MATIÈRE GRISE | Collectivement, nous, les humains, sommes une espèce plutôt intelligente. Nous avons divisé l’atome, voyagé dans l’espace, construit le différentiel à glissement limité et inventé un parapluie pour chiens. Mais la plupart des inventions et des découvertes sont le résultat d’efforts collectifs plutôt que du génie d’un homme solitaire et dévoué. D’où la question : quel est le pays le plus intelligent du monde ?
À travers l’histoire, certains pays semblent s’être taillé une réputation de véritables moteurs du progrès. Mais sur quels critères mesurer cette avance ? Résultats scolaires, QI, prix Nobel… L’enquête menée par Vouchercloud s’est penchée sur ces indicateurs et a dressé un classement des 25 nations qui se démarquent. Les données compilées offrent une vision nuancée des différentes formes d’intelligence à l’échelle mondiale.
Leur méthodologie prend en compte trois axes majeurs : le nombre de prix Nobel remportés par chaque pays, considéré comme reflet de l’intelligence historique ; le QI national moyen, pour le niveau actuel ; enfin, le taux d’éducation, pour anticiper l’avenir des générations à venir.

Les grandes puissances asiatiques et européennes raflent les premières places, avec le Japon en tête. Sa performance s’explique par une présence solide dans chaque catégorie : cinquième pour les résultats scolaires, sixième en nombre de prix Nobel et en QI. Les États-Unis, eux, se hissent à la quatrième position, portés par une domination sans partage dans la catégorie Nobel, 368 distinctions, loin devant le Royaume-Uni qui arrive deuxième. Pourtant, le QI moyen américain et les classements scolaires tempèrent ce tableau : les États-Unis pointent au 28e rang pour le QI et à la 13e pour la réussite à l’école, laissant planer un doute sur leur dynamique future.
L’Europe ne reste pas en retrait, comme en témoignent cinq de ses pays dans le top 10 : la Suisse décroche la deuxième place, les Pays-Bas cinquième, la Russie sixième, la Belgique septième et le Royaume-Uni huitième. Mais c’est bel et bien l’Asie qui tire son épingle du jeu. Singapour se classe 25e en raison de son faible nombre de Nobel, mais surclasse le monde pour le QI et l’éducation. La France, quant à elle, se glisse en 24e position.

Prix Nobel, Le Japon caracole en tête des nations les plus brillantes. Selon Vouchercloud, le palmarès des prix Nobel consacre nettement l’Occident, mais rien n’indique que cette domination se maintiendra à l’avenir. La montée en puissance des pays asiatiques, de plus en plus souvent récompensés, pourrait bien rebattre les cartes.

QI national, Pour repérer un pays non asiatique dans le classement du QI, il faut descendre jusqu’à la septième place, occupée par la Finlande. Les États-Unis, eux, restent absents du top 25. La Mongolie, avec un QI moyen de 100, surprend en s’installant à la douzième place.

Résultats scolaires, Sans surprise, les cinq premières places reviennent à l’Asie pour la performance des élèves. La Russie se distingue hors du continent asiatique en atteignant la sixième place, tandis que les États-Unis se retrouvent treizièmes. Le Royaume-Uni, absent du palmarès, laisse place à d’autres surprises : le Kazakhstan apparaît neuvième, preuve qu’il faut parfois chercher l’excellence là où on ne l’attend pas.

Article traduit par Forbes US, Author: Duncan Madden
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