Pratique

La vie et le parcours marquant de Nabilla

Une célébrité dont l’ascension n’a rien de linéaire : Nabilla s’impose, à chaque nouveau projet, comme une figure impossible à ignorer sur la scène médiatique. Pas une saison sans son visage, pas une tendance sans qu’elle ne s’en empare. De la téléréalité à la chronique, en passant par la présentation et les clips musicaux, Nabilla jongle avec les casquettes. Derrière la star systématiquement exposée, une femme aux multiples facettes, longtemps réduite à un slogan viral, continue d’intriguer. Si Nabilla a pris les devants en racontant sa propre histoire dans une biographie, beaucoup de chapitres restaient en suspens. Pour démêler le vrai du romancé et éclairer les mystères de son parcours, retour sur une trajectoire qui n’a rien d’ordinaire.

Qui est Nabilla ?

Le 5 février 1992 voit naître, à Amby, une enfant qui deviendra Nabilla Benattia-Vergara, personnalité franco-suisse désormais connue sous son seul prénom. Longtemps, Nabilla a affirmé dans les médias être née et avoir grandi à Genève. Pourtant, cette version s’est effritée sous l’œil du Le Figaro, dont la consultation de son dossier administratif a révélé une réalité différente. Sa famille, elle aussi, illustre une identité plurielle : Nabilla réunit en elle des racines algériennes, suisses et italiennes. Sa mère, Marie-Luce Grange, détient la triple nationalité franco-italo-suisse. Son père, Khoutir Benattia, travaille pour l’ONU et incarne l’héritage algérien du côté paternel, tandis qu’une de ses grands-mères pratique la religion juive.

Élevée principalement par sa grand-mère maternelle, Nabilla passe son enfance entre Juvigny, petite commune de Haute-Savoie, et le quartier des Eaux-Vives à Genève, après la séparation de ses parents. Aujourd’hui devenue madame Vergara et mère du petit Milann Vergara, Nabilla explique avoir perdu tout contact avec la culture paternelle et n’avoir jamais posé le pied en Algérie. Pour elle, l’Italie s’impose comme une part d’identité plus tangible que l’Algérie.

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Le parcours de Nabilla

Avant que les réseaux sociaux ne la sacrent influenceuse suivie par des millions de personnes, Nabilla raconte avoir fréquenté une école de langues, prétendant à un « diplôme en anglais avancé ». Plus tard, elle rectifiera : pas de diplôme, et un parcours scolaire interrompu au brevet. Rien qui ne prédisposait à la suite. Pourtant, elle se fraie sa propre route, débutant comme mannequin dans une agence sud-coréenne, puis apparaissant, à seulement 16 ans, dans le clip de Willy Denzey featuring Prodyge Crew pour « Turn Me Up » et dans leur film « À la vie éternellement », tourné en Suisse.

La trajectoire de Nabilla, loin d’être lisse, connaît un épisode sombre : interpellée par la police judiciaire suisse en 2009 alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente, elle est poursuivie pour complicité dans une affaire d’escroquerie, condamnée en 2010 à un mois de prison avec sursis alors qu’elle est mineure. Mais l’histoire ne s’arrête pas à cet accroc. En 2011, elle travaille comme hôtesse, décroche le titre de « Miss Autosalon » et fait une première apparition remarquée dans la presse.

La télé-réalité marque ensuite un tournant. Repérée dans « L’amour est aveugle » sur TF1, elle intègre la saison 4 des « Anges de la téléréalité » en 2012, tournage à Hawaï, avant de multiplier les interventions sur NRJ 12, notamment sous la complicité d’Ayem Nour. Son parcours télévisuel s’enrichit d’apparitions sur le grand écran et d’une rencontre symbolique avec Kim Kardashian, celle qu’elle considère comme un modèle.

Si l’on devait désigner l’événement qui propulse définitivement Nabilla sur le devant de la scène, ce serait sans doute le buzz phénoménal de la parodie « Allô ! Non, mais allô quoi ! ». Une séquence devenue culte, qui a transformé la jeune femme en icône pop, modèle de viralité et sujet de toutes les conversations.

En regardant la trajectoire de Nabilla, impossible de ne pas voir le chemin parcouru. Derrière chaque projecteur, il y a des zones d’ombre, des détours, un regard franc sur ses origines et ses failles. Nabilla, c’est l’histoire d’une ascension qui défie le scénario prévu, avec ses ruptures et ses coups d’éclat. Son nom, hier synonyme de téléréalité, s’est imposé comme une référence de la culture médiatique contemporaine. Et demain ? L’histoire, à coup sûr, n’a pas dit son dernier mot.